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    France

    «Air cocaïne»: les deux pilotes disent ne pas vouloir fuir la justice

    media Pascal Fauret, l'un des deux pilotes impliqués dans l'affaire «Air cocaïne», lors d' une conférence de presse, le 27 octobre 2015. REUTERS/Charles Platiau

    Condamnés en République dominicaine à une peine de 20 ans de prison pour trafic de drogue et rentrés en France le week-end dernier, les deux pilotes français Bruno Odos et Pascal Fauret répètent qu’ils ne se sont pas enfuis. Ils affirment avoir pris la décision de quitter l’île par manque de confiance dans le système judiciaire dominicain. Mercredi matin, sur les antennes de RTL, le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a assuré que la France n'extraderait pas les deux pilotes.

    « A partir du moment où on a affaire à une justice qui ne fait pas d’enquête, qui ne nous écoute pas et qui nous condamne à 20 ans pour la seule raison qu’on est Français, mon réflexe était de rentrer dans mon pays », a expliqué Pascal Fauret lors d'une conférence de presse tenue ce mardi. Le pilote de l’affaire d’« Air cocaïne » a cependant assuré que Bruno Odos et lui-même n'ont aucune intention de fuir la justice ; ils se tiennent à la disposition des enquêteurs français. Leur avocat a déjà pris contact avec la juge d'instruction marseillaise en charge du dossier, assure-t-il.

    Sur les conditions d'évasion, Pascal Fauret ne s'étend guère. Le flou reste entier, sur la date de départ et le nombre de complices notamment. Il y a bien eu « évasion », reconnaît leur avocat Me Dupond-Moretti. Une « évasion dans laquelle des gens sont impliqués », pousse même l'avocat, avant de rajouter « pas des barbouzards payés par l'Etat français ». Une précision sans nul doute appréciée par la diplomatie française, quelque peu gênée par cette évasion. Le ministère des Affaires étrangères avait dû préciser en fin de matinée qu'il s'agissait d'un « acte individuel dans lequel l'Etat n'est nullement impliqué ».

    La République dominicaine va lancer un mandat d'arrêt international

    Les trois principes de la diplomatie française réaffirmés par Stéphane Le Foll Porte-parole du gouvernement 28/10/2015 - par RTL Écouter

    Reste à voir quelles sont les suites judiciaires que va prendre cette affaire en France.
    En République dominicaine, le procureur général Francisco Dominguez Brito a annoncé ce mardi qu'un mandat d'arrêt international sera lancé contre Pascal Fauret et Bruno Odos. Dans une conférence de presse, précise notre correspondant régional Jean-Michel Caroit, le procureur a déclaré être en contact avec les autorités françaises et réviser les protocoles internationaux de façon à voir comment ces deux pilotes pouvaient assumer leurs responsabilités judiciaires en République dominicaine. Le procureur a ajouté que d'autres enquêtes pourraient être menées sur d'autres affaires les impliquant, en France et dans d'autres pays européens.  

    Qu’en est-il pour Nicolas Pisapia et Alain Castany, les deux passagers français, toujours dans le pays ? Leurs avocats et leurs familles craignent désormais que la position des autorités dominicaines se durcisse à leur égard. Les deux pilotes se sont déclarés très surpris. Ils n'étaient pas au courant de la démarche des deux pilotes et craignent que les autorités ne les remettent en prison. L'un d'entre eux, Alain Castany, est actuellement hospitalisé, les deux jambes brisées après avoir été renversé par une moto.  Son état de santé nécessite, selon lui, un rapatriement sanitaire en France.

    Les quatre hommes avaient été condamnés à 20 ans de prison le 15 août dernier dans un procès impliquant 14 personnes. Ils avaient été arrêtés dans la nuit du 19 au 20 mars 2013. La police dominicaine, sur la base d’informations communiquées par les Etats-Unis, les avait interceptés sur le tarmac de l'aéroport de Punta Cana, dans l’est de la République dominicaine, à bord d’un Falcon 50 qui abritait aussi 26 valises contenant 680 kg de cocaïne. Dans la foulée de l'opération, environ quarante personnes – militaires chargés de la sécurité aéroportuaire, agents des douanes et de la police – avaient été arrêtées. La majorité d'entre elles ont été relâchées au fil des mois suivants.

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