Laurent Fabius accueille une dernière réunion à Paris avant la COP21 - France - RFI

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Laurent Fabius accueille une dernière réunion à Paris avant la COP21

media Le ministre français des Affaires étrangères accueille une soixantaine d'homologues pour cette pré-COP qui s'ouvre ce dimanche 8 novembre au Bourget. REUTERS/Rashid Umar Abbasi

Ce dimanche 8 novembre débute une dernière réunion interministérielle avant le lancement de la Conférence Paris climat 2015. Pour la troisième fois en un an, une soixantaine de ministres de l’Environnement et de l’Energie, sur les 196 parties prenantes à la COP21, sont réunis pour trois jours à Paris à l’appel du ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, futur président de l'évènement, qui a annoncé ce samedi que Vladimir Poutine serait présent à l'ouverture de la COP le 30 novembre prochain.

Après la sortie d’un nouveau texte d’accord, suite à la conférence de Bonn, l’objectif est d’avancer sur le plan politique. Car ce texte contient encore beaucoup d’options contradictoires, alors que le futur accord climatique devra être ambitieux pour être efficace. Quelque 146 pays ont présenté, au 1er octobre, leurs engagements de contribution à la réduction des émissions de gaz à effet de serre à partir de 2020.

Mais un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (UNEP), paru vendredi, démontre que la somme de ces engagements n’aboutira pas à l’objectif prévu de limiter la hausse de la température globale planétaire de 1,5 ° à 2 ° C d’ici 2100 par rapport à l’époque pré-industrielle. Plus sûrement, ils s'attendent sur cette base à une élévation de température comprise entre 3 ° et 3,5 ° C.

Une telle hausse générera des bouleversements rapides pour l’environnement. Il faudrait donc que les pays fassent plus, et plus vite. Pendant ces trois jours de réunion à compter de ce dimanche, l’épineuse question des financements sera également discutée. Car les pays industrialisés se sont engagés à verser 100 milliards de dollars par an aux pays du Sud à partir de 2020, pour les aider à s’adapter. Mais ce ne sera pas suffisant.

Laurent Fabius présente la pré-COP21

Le ministre des Affaires étrangères français reçoit à Paris 63 ministres. Parmi eux, de gros pays pollueurs comme les Etats-Unis, le Canada et la Chine, où le président François Hollande s'est rendu il y a quelques jours pour préparer la COP21.

« L’objet de cette pré-COP, explique Laurent Fabius, ne consiste pas à renégocier le texte qui est issu de la dernière session de négociation formelle qui avait été menée à Bonn. C’est donc le texte de Bonn qui se trouvera sur la table des négociations au début de la conférence de Paris. Mais pour autant, la responsabilité des ministres, c’est de faciliter l’accord final. Le texte de Bonn comporte encore beaucoup d’options qui ne sont pas tranchées et l’objectif de cette pré-COP (...), c’est de trouver le chemin de l’accord sur le plus grand nombre d’options possibles. »

« Nous aurons accompli un pas majeur »

« Nous avons déjà utilisé cette méthode deux fois, puisque j’avais réuni fin juillet et début septembre des " ministérielles " informelles et nos discussions ont permis d’avancer, précise le chef de la diplomatie française. Et la dernière session de Bonn, même si elle a été un peu décevante, aurait été encore plus délicate si elle n’avait pas été précédée du travail effectué par les ministres lors de ces réunions informelles. »

Quels thèmes va-t-on précisément aborder ? « Si nous pouvons nous accorder sur le principe et sur la périodicité d’une clause de révision à la hausse des engagements nationaux, qui permettent progressivement de rejoindre la trajectoire des 2 ° ; à ce moment-là, nous aurons accompli un pas majeur », explique M. Fabius.

Deuxième thème : « l’équité ». « Les pays en développement s’accordent aujourd’hui pour prendre des engagements en matière d’atténuation de leurs émissions et d’adaptation. Mais les pays en développement souhaitent que les responsabilités passées et les capacités présentes de chaque pays soient prises en considération dans la définition même de leurs obligations. Le principe est accepté par tout le monde, mais il y a encore des discussions sur les modalités de mise en œuvre de ce principe », explique le ministre français.

Et le chef de la diplomatie de conclure sur un troisième point : « Les financements après 2020. Nous essaierons dans cette " pré-COP " d’avancer sur plusieurs points : le principe d’une augmentation des financements pour le climat au-delà de 2020, l’encouragement des pays émergents et pas seulement des pays riches, à contribuer également à cet effort, le principe d’un renforcement de la part affectée à l’adaptation et enfin la question de la transparence et de la prévisibilité des fonds. »

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