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    France

    Régionales: la gauche divisée, la droite unie et le FN en embuscade

    media Le Premier ministre Manuel Valls a fait d'un endiguement de la poussée du FN aux régionales son cheval de bataille. REUTERS/Charles Platiau

    Socialistes, communistes et écologistes partent en ordre dispersé. Ils ont pourtant travaillé main dans la main dans les majorités sortantes à la tête des régions de France. La gauche en dirigeait 21 sur les 22 que comptait l'Hexagone avant la réforme.

    Aujourd'hui, la gauche française est éclatée, divisée, non pas sur le bilan des politiques locales mais bien sur celle menée depuis trois ans par le gouvernement. Sur les 13 régions en jeu, la gauche pourrait en conserver trois, au mieux, selon les sondages : la Bretagne où le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian est candidat, l'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes et le Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

    La droite unie pour la bataille

    La droite, elle, espère bien reproduire son succès des municipales et des départementales et c'est une famille unie qui se lance dans la bataille. Dans toutes les régions, les listes de droite rassemblent le parti Les Républicains et les centristes du MoDem et de l'UDI. Elles sont données gagnantes dans sept régions.

    Les candidats jouent sur le rejet du gouvernement. Mais au sein même de l'état-major du parti de Nicolas Sarkozy, on s'inquiète du score du Front national, qui pourrait ternir la performance de la droite.

    Blouson électoral du Front national pour les régionales en Provences-Alpes-Côte d'Azur. Octobre 2015. REUTERS/Jean-Pierre Amet

    Le FN pourrait prendre la tête de deux régions

    Le Nord-Pas-de-Calais-Picardie d'abord. Marine le Pen pourrait mettre la main sur ce fief de la gauche depuis près de trente ans. Autre terrain de conquête pour le parti d'extrême droite : Provence-Alpes-Côte d'Azur, également une terre de gauche depuis dix-huit ans. Et une troisième région pourrait basculer : l'Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne dans l'est, où Florian Philippot mène la bataille. Un dernier sondage Odoxa le donne en tête au premier tour.

    Des élus locaux le reconnaissent : le FN a un « boulevard » devant lui. N'avoir jamais été au pouvoir se révèle être une des principales forces du parti.

    Face à la montée du FN, le Premier ministre en première ligne

    « Il faut tout faire », a dit Manuel Valls ce week-end, pour éviter une victoire du FN qui serait un « drame », selon les mots du chef du gouvernement. Hier, dimanche 8 novembre, il en a dit plus sur sa stratégie de l'entre-deux tours : un désistement républicain si le FN est en tête et si la gauche est minoritaire en voix.

    Mais cette prise de position est loin de faire l'unanimité dans son propre camp. Jean-Christophe Cambadélis, le patron du Parti socialiste, estime qu'il est trop tôt pour en parler. Pas question de laisser entendre que la bataille est déjà perdue.

    A droite, Nicolas Sarkozy reste partisan du « ni-ni » : ni front républicain, ni rapprochement avec le FN. L'ancien président et l'actuel chef du gouvernement se livrent un duel à distance, Manuel Valls estimant que le « ni-ni » est « irresponsable » et que Nicolas Sarkozy fait le jeu du Front national en ne « respectant pas les règles de la République » ainsi qu'en critiquant la justice.

    Qu'en pensent les Français ?

    Si une région basculait au FN, une majorité de Français ne trouverait pas cela gênant. C'est ce que nous apprend un sondage TNS Sofres publié dimanche. Une « dédiabolisation » effective pour 52 % des personnes interrogées. La plupart ignorent même de quelle couleur politique est leur exécutif régional.

    Seulement 49 % des Français interrogés dans les 21 régions dirigées par la gauche savent que leur conseil régional est bien à gauche, quand 26 % n'en savent rien.

    48% des Français trouveraient gênant que le Front national dirige une ou plusieurs régions à l’issue des élections, 35% trouveraient cela normal, et 17% seraient indifférents à ce basculement. Les sympathisants de gauche, et notamment les socialistes, déclarent massivement qu’ils seraient gênés par cette élection, tandis que les sympathisants du parti Les Républicains se montrent plus partagés.

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