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    France

    Attentats à Paris: la PJ française lance un appel à témoins

    media Après les attentats à Paris, sept personnes ont été interpellées en Belgique ce week-end. AFP PHOTO / DENIS CHARLET

    Gardes à vue, identifications, voitures et armes retrouvées : l'enquête sur les attentats progresse ce dimanche. Trois assaillants ont été identifiés, selon la justice française. Des personnes sont sous le régime de la garde à vue en France, et sept personnes ont été interpellées en Belgique. L'une des recherches prioritaires, c'est l'artificier de ces attentats.

    La police judiciaire française a lancé dimanche soir un appel à témoin pour retrouver un homme « susceptible d'être impliqué dans les attentats ». Il s'agit d'un dénommé Abdeslam Salah, âgé de 26 ans et né en Belgique. L'individu fait l'objet d'un mandat de recherche émis par les services français. L'appel à témoin précise que l'homme est « dangereux » et conseille de ne pas intervenir directement, mais de prévenir les services compétents.

     

    Par ailleurs, l'identification des corps des kamikazes s'accélère. Le corps de trois kamikazes ont été identifiés à ce stade de l'enquête, a annoncé dimanche soir le procureur de la République. Leurs identité n'ont pas toutes été dévoilées. Deux d'entre eux résidaient en Belgique avant de commettre les attentats, selon la justice française. L'un des terroristes identifés fait partie d’une fratrie de trois dont l’un a été placé en garde à vue à Bruxelles. Le troisième est Abdeslam Salah.

    Trois kamikazes identifiés

    Jusqu'ici, la France avait parlé d'un Français identifié parmi les assaillants : Omar Ismaïl Mostafaï. Connu des services de police pour huit condamnations de droit commun, entre 2004 et 2010, il avait fait l'objet d'une fiche « S » en 2010, pour s'être rendu en Turquie et peut-être en Syrie. Ses proches sont actuellement entendus sous le régime de la garde à vue, dans ce que l'on appelle une « enquête de personnalité ». Il s'agit d'en savoir plus sur son profil et ses connexions. Lui est mort au Bataclan.

    Autre découverte significative : les enquêteurs français ont retrouvé une voiture qui a servi au cours des fusillades de vendredi soir. De couleur noire et de marque Seat, elle a été découverte la nuit dernière dans l'est de la capitale, avec des kalachnikovs à bord. Ce véhicule avait été précisément décrit par les témoins des trois fusillades du Xe et XIe arrondissement. Il pourrait s'agir d'une voiture abandonnée par des terroristes survivants.

    « Troisième équipe »

    Une première voiture, utilisée pour commettre les attentats, avait déjà été retrouvée près du Bataclan, dès vendredi soir : une Volkswagen Polo. Les deux véhicules retrouvés en France sont immatriculés en Belgique, a confirmé le parquet fédéral belge ce dimanche. « L'enquête démontre que ces deux véhicules ont été loués en début de semaine dans la région bruxelloise », indique-t-on à Bruxelles.

    La Polo a été louée par un ressortissant français vivant en Belgique. Cette personne a retraversé la frontière à partir de la France samedi matin à bord d'une troisième voiture en compagnie de deux autres individus. Ce sont probablement ces trois mêmes personnes qui ont été arrêtées plus tard à Molenbeek-Saint-Jean. « Une personne ayant loué un de ces véhicules a fait l'objet d'un contrôle à Cambrai (nord de la France, NDLR), le 14 novembre à 9h10 sur l'autoroute A2 en direction de la Belgique. La voiture contrôlée a ensuite été interceptée à Molenbeek-Saint-Jean en fin d'après-midi », ajoute le parquet.

    Traces ADN

    Alors, les personnes ayant traversé la frontière samedi faisaient-ils partie des assaillants ? S'agit-il d'une équipe logistique ? C'est ce que les enquêteurs belges et français tentent actuellement de déterminer. Mais la découverte de la Seat à Montreuil pourrait être déterminante pour l'enquête, notamment si des traces d'ADN ou des empreintes y sont retrouvées. Au total, sept personnes ont été interpellées en Belgique depuis samedi. Certaines d'entre elles pourraient être déférées au juge d'instruction.

    Molenbeek-Saint-Jean, commune de la capitale bruxelloise, avait déjà été sous le feu des projecteurs après les attentats de la région parisienne survenus en janvier 2015, et depuis l’attaque de Verviers. Il y avait déjà eu des arrestations fin janvier à Molenbeek-Saint-Jean, où existent de nombreux ghettos et où la radicalisation se fait de plus en plus forte.

    La Belgique, saisie par la justice française, a procédé samedi à des perquisitions dans cette commune. « Les pièces saisies et emportées sont actuellement en cours d'examen », selon le parquet en Belgique. Depuis « la première heure, les autorités judiciaires belges et françaises collaborent activement. Pour accélérer l'échange d'information, elles ont décidé de constituer une équipe commune d'enquête. Des enquêteurs français sont actuellement à Bruxelles », indique encore le parquet.

    Dans le cadre de cette coopération, le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et son homologue belge se sont rencontrés ce dimanche à Paris. Bernard Cazeneuve a réclamé la tenue d'un conseil extraordinaire des ministres de l'Intérieur de l'Union européenne vendredi 20 novembre à Bruxelles afin de renforcer au niveau européen et international la lutte contre le terrorisme.

    Qui sont les artificiers de ces attentats ?

    Autre piste : celle du passeport syrien retrouvé près du corps du premier kamikaze, mort aux abords du Stade de France. Le ministère serbe de l'Intérieur annonce que le titulaire du passeport est entré le 7 octobre dernier en Serbie où il a demandé l'asile. Les enquêteurs sont à la recherche d'éventuels complices des assaillants, qui pourraient avoir fourni les armes.

    Ils recherchent notamment l'artificier qui a préparé les ceintures d'explosifs. Confectionner ces ceintures est le travail d'un professionnel chevronné. On ne s'improvise pas artificier. Dans la sphère terroriste, un artificier, c'est précieux. Autrement dit, il s'agit d'un homme clé, un technicien que l'on n'envoie pas se faire sauter. L'artificier n'a donc certainement pas participé à la vague d'attentats. Mais il n'est pas loin, en France ou dans un pays voisin.

    Explosif volatile

    Ce que l'on sait sur les ceintures utilisées, c'est qu'elles étaient composées de TATP, un explosif très volatile. Pour qu'ils fassent encore plus de dégâts, ces explosifs étaient mêlés à des boulons. De fabrication simple, le TATP peut être obtenu à partir d’eau oxygénée et d’acétone. On peut le fabriquer dans sa cuisine mais il faut un vrai tour de main de chimiste, car le mélange est tellement instable qu'il peut exploser à tout instant.

    Quant au détonateur, il est constitué d'une pile, reliée à un bouton poussoir. Un dispositif simple et efficace, puisque aucune de ces charges explosives n'a fait long feu. Du travail de professionnel.

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