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    France

    Syrie: Nicolas Sarkozy veut que la France renoue avec Poutine

    media François Hollande (D) doit recevoir tout au long de la journée de dimanche les responsables politiques français, à commencer par Nicolas Sarkozy (G). REUTERS/Philippe Wojazer

    Après son appel à l'union nationale, le président François Hollande a commencé à recevoir les dirigeants de la classe politique française ce dimanche 15 novembre. Nicolas Sarkozy, à la tête du parti Les Républicains, s'est rendu à l'Elysée dans la matinée. A l'issue de la rencontre, le patron de l'opposition a réclamé, comme d'autres voix de l'opposition, un changement radical de la politique de sécurité sur le sol français et une réorientation des actions au Moyen-Orient.

    Nicolas Sarkozy et François Hollande ont discuté dans le bureau du président et sur le perron de l’Elysée. A l'issue de leur rencontre, le président du parti Les Républicains a bien repris les mots de l’exécutif : « Nous sommes en guerre ! » Il a répété le mot « guerre » cinq fois devant les journalistes.

    Les attentats à Paris et Saint-Denis ont renforcé Nicolas Sarkozy dans ses certitudes. La stratégie du gouvernement n’est selon lui pas la bonne. Debout sur le perron de l’Elysée, il a insisté sur le fait que Paris devait coopérer avec les Russes pour écraser Daech. « Nous devons tirer les conséquences de la situation en Syrie. Nous avons besoin de tout le monde pour exterminer Daech et notamment des Russes. Il ne peut pas y avoir deux coalitions en Syrie ! »

    Il faut mobiliser la plus large coalition contre l’organisation Etat islamique, soutient également l’ancien Premier ministre François Fillon. « Il faut arrêter d’avoir des vapeurs avec la Russie. Il faut comprendre qu’on doit travailler avec l’Iran. Il faut même accepter pour un temps une certaine coopération avec le régime syrien », estime-t-il. Ce qui signifie renoncer à faire du départ de Bachar el-Assad une condition préalable comme le demande François Hollande.

    Alain Juppé, autre ténor du parti Les Républicains, en est maintenant lui aussi convaincu. « J’étais sur la ligne du gouvernement : ni Daech, ni Bachar, reconnaît le maire de Bordeaux. Aujourd’hui, j’ai déjà écrit ça il y a quelques jours, il y a des hiérarchies, des priorités. Il faut écraser Daech et ensuite nous verrons comment organiser la réconciliation des Syriens en changeant les équipes de Damas. Mais priorité à écraser Daech. »

    « Renforcement drastique de la sécurité »

    Nicolas Sarkozy a également abordé la question de la crise migratoire en Europe et appelé à plus de concertations entre pays membres : « Sur le plan européen, l’Europe doit se ressaisir et déterminer les conditions d’une nouvelle politique de l’immigration. Il n’y a pas de lien naturellement ! Mais enfin, le problème se pose ! La vague migratoire due à la situation syrienne, nous devons la maîtriser ensemble ! »

    Sur le plan intérieur, Nicolas Sarkozy demande « un renforcement drastique de la sécurité », notamment pour ceux qui consultent des sites jihadistes, sans en dire plus, car ses propositions, Nicolas Sarkozy entend les exposer directement aux Français. Autrement dit, le chef de la droite a fait voler en éclat l'union nationale, en appelant dimanche à des changements dans la politique de sécurité du pays.

    Des citoyens pour relayer les forces de l'ordre

    Surtout, l’ex-président a eu cette phrase cinglante : « Le principe de précaution doit s’appliquer aussi pour la sécurité des Français. Pas seulement pour la COP21 ».
    Certains responsables de l’UMP demandent déjà l’annulation du plus grand rendez-vous que la France ait jamais organisé.

    Egalement reçu à l'Elysée, le patron des centristes de l'UDI Jean-Christophe Lagarde propose que les citoyens viennent épauler les forces de l'ordre dans leur mission. « Sur le plan de la sécurité intérieure, on voit bien la vigilance des forces de l’ordre s’épuiser avec le temps. Nous n’avons pas les moyens de surveiller et de sécuriser l’ensemble du territoire national, des lieux de transport, des lieux publics, juge-t-il. Nous avons suggéré au président de la République que, comme ça s’est déjà fait dans notre histoire et comme ça se fait dans d’autres pays, on puisse créer une garde nationale qui permette aux citoyens de venir relayer les forces de l’ordre. »

    Des bracelets électroniques pour les détenteurs de fiche S

    L'ancien président Nicolas Sarkozy assure qu'il est prêt à être « constructif » si son successeur François Hollande « retient des mesures » qu'il propose pour « garantir la sécurité des Français » notamment que toutes les personnes inscrites au fichier S
    (signalées comme radicalisées) soit « mises en résidence surveillée » chez elles
    avec bracelet électronique.

    Si on regarde tous les attentats récents, tous étaient sur le fichier S.
    Nicolas Sarkozy, président du parti Les Républicains 16/11/2015 - par Véronique Rigolet Écouter

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