GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 15 Janvier
Mardi 16 Janvier
Mercredi 17 Janvier
Jeudi 18 Janvier
Aujourd'hui
Samedi 20 Janvier
Dimanche 21 Janvier
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    France

    Attentats à Paris: deux hommes dans le viseur de la France

    media Salah Abdeslam, le conducteur de la Polo noire et Abdelhamid Abaaoud, commanditaire présumé des attentats. Reuters

    De nouvelles perquisitions administratives ont eu lieu la nuit dernière en France, 128 au total, qui ont débouché sur 10 interpellations. C'est ce que révèle ce mardi 17 novembre Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur. Lundi 16 novembre, 168 opérations policières avaient déjà eu lieu. 23 personnes avaient été interpellées et 31 armes saisies. Des interventions qui font suite à l'état d'urgence décrété vendredi soir. Cinq kamikazes ont été identifiés : quatre Français et un homme enregistré comme migrant en octobre en Grèce. Deux hommes sont au centre des attentions : le commanditaire présumé des attaques et un huitième membre présumé des commandos.

    En France, depuis deux jours, les perquisitions administratives sont menées en pleine nuit et à la seule demande de préfets. Procédé rendu possible par l'instauration de l'état d'urgence vendredi soir. Autre mesure d'exception à laquelle le gouvernement a recours : les assignations à résidence. Plus d'une centaine ont été prononcées.

    Si ces opérations visent la mouvance jihadiste, elles ne sont pas liées à l'enquête sur ces attaques, assure l'exécutif, qui dit vouloir porter un coup aux groupes radicalisés, mais aussi rassurer les Français en montrant que les forces de l'ordre veillent à leur protection. C'est aussi une manière de répondre aux critiques sur les défaillances des forces de l'ordre qui commencent à poindre.

    Le cerveau possible des attentats à Paris

    Abou Omar, ou Abdelhamid Abaaoud de son nom d'état civil, est une des figures du jihadisme francophone. Ce Belge d'origine marocaine a grandi à Mollenbeck, cette commune de Bruxelles où vivait certains des terroristes qui ont mené les attaques vendredi 13 novembre.

    Il a rejoint les rangs de l'organisation Etat islamique en Syrie et est apparu dans plusieurs vidéos publiées sur Internet. L'une d'entre elles le montre notamment en train de tirer, en 4x4, les corps de plusieurs combattants de l'armée syrienne libre.

    Actif en Syrie, il est soupçonné d'être impliqué dans plusieurs projets d'attentats en Europe. En Belgique tout d'abord, il est le cerveau présumé de la cellule de Verviers, cellule démantelée en janvier dernier et qui, selon le procureur fédéral, prévoyait de tuer des policiers sur la voie publique et dans des commissariats.

    Et puis, en France également, les services antiterroristes ont arrêté en août dernier un homme qui préparait un attentat visant, déjà, une salle de concert. Les enquêteurs pensent que la consigne lui avait été donnée par Abou Omar, qu'il aurait pu rencontrer lors d'un séjour en Syrie. Les enquêteurs le désignent comme le cerveau possible des attentats de Paris et de Saint-Denis. Il se trouverait actuellement en Syrie.

    Salah Abdeslam, le conducteur de la Polo noire toujours recherché

    L'autre personne recherchée, c'est Salah Abdeslam, un Français né à Drancy et vivant à Bruxelles. C'est lui, selon les enquêteurs, qui conduisait la Polo noire retrouvée devant le Bataclan. Il a réussi à regagner la Belgique dès samedi 14 novembre. Si celui qui est actuellement l'homme le plus recherché d'Europe reste introuvable, les enquêteurs ont pu établir comment il a quitté Paris dans la nuit de vendredi à samedi.

    Salah Abdeslam a été contrôlé samedi matin, vers 9 h, à bord d'une Golf à un péage de Cambrai, dans le nord de la France. Deux autres personnes se trouvaient dans la voiture. Deux hommes qui ont été vus faisant le trajet inverse dans cette Golf au milieu de la nuit précédente. Ils sont entrés en France vers 3 h du matin.

    Les deux hommes ont été interpellés samedi 14 novembre et sont sous le coup d'une procédure judiciaire. Ils prétendent ne pas avoir été informés des projets de Salah Abdeslam mais les enquêteurs belges cherchent à déterminer précisément leur degré d'implication dans ces attentats.

    Molenbeek passé au peigne fin

    Le quartier populaire de Molenbeek fait l’objet de toutes les attentions de la part des forces de l’ordre. Molenbeek est un quartier du centre de Bruxelles, un quartier extrêmement paupérisé, un quartier où on a laissé par défaut des familles se regrouper et des groupes ethniques ou religieux se regrouper sans aucune politique d’intégration sociale, sans aucune politique d’accueil.

    Molenbeek, c’est là qu’Ibrahim Abdeslam avait son bar, avant d’aller se faire exploser sur le boulevard Voltaire à Paris. Molenbeek, c’est là aussi que vivait toute la famille, dont Salah Abdeslam. C’est là qu’il y a eu toutes les perquisitions, toutes les arrestations, ce week-end. Des perquisitions à nouveau lundi 16 novembre, dans ce quartier de Molenbeek.

    Cinq des sept personnes qui avaient été arrêtées ont été relâchées, dont le troisième frère, Mohamed Abdeslam. Il avait un alibi vendredi soir. Deux autres personnes ont été inculpées pour participation à un attentat terroriste.

    Nous n’avons cessé, avec le président de la République et le Premier ministre, de dire la vérité sur l’état de la menace terroriste. Les attentats de vendredi ont été préparés, conçus, en dehors des frontières nationales. Et ils ont mobilisé une équipe située elle aussi en dehors du territoire national, même si elle a pu bénéficier de complicités en France, qui étaient situées en Belgique. Et la plupart de ceux qui, en Belgique, ont préparé et actionné cet attentat en liaison avec des acteurs syriens, étaient inconnus de nos services. Donc j’appelle l’attention de chacun, qui s’emploie parfois à faire des commentaires hasardeux ou à essayer de susciter des polémiques, à regarder les faits.
    Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur 17/11/2015 - par RFI Écouter

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.