GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 25 Mai
Jeudi 26 Mai
Vendredi 27 Mai
Samedi 28 Mai
Aujourd'hui
Lundi 30 Mai
Mardi 31 Mai
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Urgent

    Au Mali, au moins quatre casques bleus de nationalité togolaise ont été tués, ce dimanche 29 mai, dans la région de Mopti, dans le centre du pays. Ils ont été victimes d'une mine suivie d'une attaque par des assaillants, selon des sources policière et onusienne.

    France

    Devant le Congrès, Hollande en chef de guerre soucieux de l'unité

    media François Hollande s'est exprimé devant le Congrès, exceptionnellement conviqué à Versailles le 16 novembre 2015. REUTERS/Philippe Wojazer

    Révision de la Constitution, prolongation de l'état d'urgence, moyens accrus des forces de l'ordre, de la justice et de la défense : François Hollande a assigné lundi 16 novembre au Parlement réuni en Congrès un programme intense dans des délais courts, en réaction aux attentats sanglants de Paris. Le président français a tenu un discours très martial, qui se voulait aussi rassembleur.

    C’est ce qu’il appelle sa « détermination froide » à « détruire le terrorisme jihadiste ». A la hauteur de la gravité du moment, François Hollande, plus que jamais chef de guerre, a su donner les gages d’unité et de fermeté réclamés par les Français.

    Il l'a fait en acceptant, comme la droite le lui demandait, d’infléchir sa politique en Syrie et de durcir la politique sécuritaire. Mais aussi en abandonnant la sacro-sainte politique de réduction des déficits pour donner à la France les moyens de se défendre. La fin de son quinquennat prend décidément un nouveau visage.

    Président protecteur et président rassembleur, François Hollande, grand adepte de la synthèse, était bien à Versailles le président de tous les Français. Mais les circonstances tragiques n’empêchent pas l’habileté politique : le chef de l’Etat a quasiment prononcé le discours que la droite attendait.

    Mais voilà, et c’est un peu le paradoxe de cette journée placée sous le signe de l’unité nationale, à trois semaines des régionales, à un an et demi de la présidentielle, l’opposition n’entend pas se ranger derrière François Hollande. Et la Marseillaise entonnée à la fin du discours présidentiel par l’ensemble des parlementaires pourrait ne ressembler qu’à une unité de façade.

    Le chef de file des députés Les Républicains a en effet prévenu, lors de son propre discours dans le sillage de celui de François Hollande : l'opposition n'entend pas donner de blanc-seing à la réforme constitutionnelle demandée par le président en l'état, jugeant que la Constitution dans sa forme actuelle dispose de tous les outils nécessaires.

    François Hollande: «Le terrorisme ne détruira pas la République, car c'est la République qui le détruira» 17/11/2015 - par RFI Écouter

    Les réactions des députés et sénateurs

    Parmi les parlementaires présents, c’est en tout cas un soutien sans réserve, ni bémol, chez l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui a choisi l'éloge pour commenter le discours de François Hollande. « Je pense que le président de la République a tenu un discours à la hauteur de l’histoire. »

    Mais tous les commentaires n'ont pas été sur ce registre, même au Parti socialiste. Pouria Amirshahi était plus circonspect : « Ce qui m’inquiète, c’est un glissement sécuritaire qui voit ressurgir la proposition de présomption légitime de défense pour les policiers, la déchéance de nationalité, qui nous amène à modifier la Loi fondamentale, la Constitution, un peu sous le coup de l’émotion », estime-t-il.

    L'écologiste Noël Mamère n'est pas plus convaincu : « C’était un discours très martial dans lequel il manquait des mots, en direction par exemple des musulmans, pas un seul mot sur eux… »

    Etonnamment, c'est dans les rangs du parti Les Républicains que l'on trouve parfois quelques satisfaits, comme Gérard Longuet. « Moi, j’ai retenu surtout le fait qu’en Syrie, la France désormais discute avec tout le monde, Russes compris », se félicite-t-il.

    Mais Benoist Apparu, député Les Républicains de la Marne, n'a pas compris la même chose : « Aujourd’hui, l’ennemi mondial, c’est Daech, et pour tuer Daech, il faut en passer par un accord avec les Russes, donc avec les Syriens. Je regrette que le président n’ait pas évolué sur cette question là. »

    Un coup tactique difficile à parer

    Entre les applaudissements nourris des parlementaires debout à l'issue du discours de François Hollande et les commentaires hors hémicycle, il y a visiblement eu quelques évolutions. Mais en reprenant à son compte des propositions formulées par la droite, et même parfois par le Front national, François Hollande a réussi son coup.

    Après le premier tournant de son quinquennat, sa politique économique en faveur des entreprises, il poursuit la mue idéologique de la gauche à l'épreuve du pouvoir. La droite, elle, est prise par surprise, privée d'espace par le président, presque piégée, contrainte de refuser une réforme constitutionnelle pourtant inspirée par un ancien Premier ministre de droite, Edouard Balladur, le mentor de Nicolas Sarkozy.

    Il y avait bien de la tactique dans le discours du président Hollande face au Parlement réuni en Congrès au château de Versailles. A trois semaines des régionales, et à un an et demi de la présidentielle de 2017 - en période électorale, donc -, pas d'union sacrée.

    Écouter notre reportage au château de Versailles à l'occasion du discours présidentiel devant le Congrès 17/11/2015 - par Valérie Gas Écouter

    Versailles, 16 novembre 2015. REUTERS/Philippe Wojazer

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.