France: le SAMU pourvu en antidote en cas d’attaque chimique - France - RFI

Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

France: le SAMU pourvu en antidote en cas d’attaque chimique

media Le décret publié le 15 novembre permet au SAMU d'utiliser un antidote prévu pour l'armée. AFP PHOTO / FRANCOIS GUILLOT

En France, un décret publié dimanche 15 novembre au Journal officiel autorise les secouristes du SAMU à utiliser un antidote militaire en cas d'attaque chimique. Si le décret a été publié deux jours après les attentats de Paris, l'Etat avait en tête la préparation de la COP 21, la conférence internationale sur le climat.

La coïncidence peut soulever des questions, mais le décret publié dimanche 15 novembre n'a rien à voir avec les attentats de Paris. Ce dispositif avait été initialement prévu pour la COP 21, la réunion internationale pour le climat qui débute le 30 novembre à Paris. Le SAMU va recevoir des antidotes de l'armée en cas d'attaque chimique. Du sulfate d'atropine précisément.

L'atropine est un produit initialement destiné aux soldats pouvant intervenir dans des zones à risques. Il est utilisable sous forme injectable, mais n'est fabriqué que par la pharmacie des armées. Depuis début novembre, l'Agence du médicament a autorisé son usage par des civils, à la condition qu'il soit étiqueté comme tel. Mais si les stocks d'atropine sont suffisants, il n'y en a pas assez qui a été étiqueté comme utilisable par les civils. L'arrêté déposé par le ministère de la Santé ne dit donc qu'une seule chose : il autorise de façon dérogatoire le SAMU, un organisme civil donc, à utiliser de l'atropine même si celui-ci n'est pas étiqueté.

Cette disposition était prévue depuis plusieurs semaines en vue de la COP 21. Une conférence pour laquelle, depuis des mois, des mesures de sécurité exceptionnelles sont prévues. Si l’exécutif français a rejeté l’éventualité d’annuler l’événement après les attentats de Paris, il a annoncé que toutes les manifestations festives prévues – plus de 200 dans toute la France – seraient supprimées pour des raisons de sécurité ainsi qu’en vertu de l’état d’urgence.

Chronologie et chiffres clés
Sur le même sujet
Commentaires
 
Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.