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    Lutte contre le terrorisme: empêcher le trafic d’œuvres d’art par EI

    media Vue du célèbre arc de triomphe de Palmyre, détruit par le groupe EI, selon Mamoum Abdelkarim, le chef des Antiquités de Syrie. Photo: Jerzy Strzelecki; source: Wikipédia

    Au lendemain de son discours devant les parlementaires réunis en congrès à Versailles, François Hollande s'est rendu mardi 17 novembre au siège de l'Unesco à Paris. Un déplacement prévu pour participer à la 70e conférence générale de l'organisation mais qui, après les attentats qui ont frappé Paris, a pris un autre sens. La France veut s'attaquer au juteux trafic d'oeuvres d'art et d'antiquités organisé par l'organisation Etat islamique au Moyen-Orient.

    C'est sous un tonnerre d'applaudissements que François Hollande est monté à la tribune de l'Unesco et a pris la parole mardi. « Je m’adresse à vous dans ces circonstances particulièrement douloureuses mais je tenais à être parmi vous après le lâche et abject attentat qui a eu lieu dans mon pays vendredi soir. Je veux dire tout le symbole que j’attache à ma présence » a déclaré le président français.

    L'Unesco, temple de la diversité culturelle, était en effet aux yeux du chef de l'Etat le lieu idéal pour envoyer un nouveau message aux terroristes islamistes qui ont essayé de s'en prendre aux valeurs de la France et au mode de vie des Français. « Ils ont d’ores et déjà perdu ce combat-là !» a assuré François Hollande qui a ajouté une pierre à l'arsenal de la lutte contre l'organisation Etat islamique en annonçant la volonté de la France de s'en prendre à l'une de ses sources de profit, le trafic des biens culturels. « Il faut savoir qu’en ce moment même l’organisation terroriste Daech délivre des permis de fouille, prélève des taxes sur des biens qui vont ensuite alimenter le marché noir mondial. La France a donc décidé d’introduire un contrôle douanier à l’importation de biens culturels ».

    Des destructions précédées de pillages

    Contrôle douanier et droit d'asile pour les oeuvres menacées : cette dernière disposition figurera dans la loi « Liberté de la création » que la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, fera voter au Parlement. Cette loi s'appuie notamment sur un rapport commandé au président de l'établissement du Louvre, Jean-Luc Martinez, après les destructions dans la cité antique de Palmyre en Syrie. L'expert a rendu hier, mardi, son rapport qui contient « Cinquante propositions propositions pour protéger le patrimoine de l’humanité » et c'est sur la base de ce document que le président de la République a fait son intervention.

    Les oeuvres d'art en provenance de Syrie et d'Irak seront particulièrement protégées. Au cours des derniers mois, plusieurs monuments emblématiques de Palmyre, cité inscrite au patrimoine de l'Humanité, ont été détruits par l'organisation Etat islamique : la statue du Lion d'Athéna en juillet, les temples de Bêl et Baalshamin, ou encore le célèbre Arc de triomphe en octobre. Mais les islamistes s'en sont pris au patrimoine culturel dans bien d'autres pays : en Irak, dans l'ancienne Mésopotamie, ce sont les antiques cités de Nimroud et Hatra qui ont été détruites et rappellons aussi la destruction des mausolées de Tombouctou par Ansar Dine au Mali en 2012 ou, plus loin, celle des bouddhas géants des temples de Bamiyan, en Afghnistan en 2001.

    Ces destructions sont systématiquement précédées de pillages. Tablettes, mosaïques, bijoux... en juin dernier, le Conseil international des musées (Icom) avait publié la liste d’une centaine de biens culturels en péril en Irak. L’organisation Etat islamique pille tout ce qu’elle peut emporter avant d’alimenter le trafic illicite des œuvres d’art par l’intermédiaire de réseaux mafieux. Il s'agit donc pour le gouvernement français de combattre l'organisation Etat islamique par tous les moyens et sur tous les terrains y compris les moins attendus. Selon certaines sources, le commerce illicite de ces oeuvres pourrait représenter 20% des ressources de l'organisation Etat islamique.

    → à (re)lire : L'Unesco restaure les mausolées de Tombouctou

    → Cinquante propositions françaises pour protéger le patrimoine de l'humanité (synthèse des propositions de Jean-Luc Martinez)

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