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    France

    Révision de la Constitution: la droite est tiède

    media Les députés et sénateurs français réunis le 16 novembre à Versailles pour entendre les mesures de François Hollande après les attentats de Paris. REUTERS/Philippe Wojazer

    Les députés doivent se prononcer jeudi 19 novembre sur la révision de la Constitution demandée par le président de la République en réaction aux attentats de Paris. La droite n'est pas contre mais elle pose ses conditions.

    La période de deuil national n’était pas encore terminée que l’unité nationale volait déjà en éclats. Elle a été définitivement enterrée mardi 17 novembre à l’Assemblée nationale. La campagne pour les régionales a repris ses droits. Les députés divisés devront pourtant se prononcer jeudi sur la révision de la Constitution demandée par François Hollande. Le président de la République souhaite moderniser l'arsenal législatif pour mieux répondre à la menace terroriste à nouveau incarnée par les attentats de Paris.

    Changer la Constitution, pourquoi pas. Encore faut-il avoir son mot à dire. C’est le sentiment du député Les Républicains, Daniel Fasquelle. « D’un côté on nous dit qu’on va travailler avec nous, mais de l’autre on voit bien que la réforme de la Constitution est déjà écrite, dénonce l’élu du Pas-de-Calais. L’union nationale, ce n’est pas Hollande et Valls décident et l’opposition se tait. »

    Entre autres idées, le président de la République souhaite dépoussiérer la loi de 1955 sur l'état de crise. Le député de droite Claude Goasguen n'y croit pas trop, mais attend de voir. « L’état d’urgence tel qu’il est fonctionne très bien. Si le président Hollande et ses juristes nous démontrent que c’est véritablement quelque chose qui change la vie quotidienne des Français, alors on verra », défie-t-il. Le projet de loi sur la prolongation de l'état d'urgence sera présenté mercredi en Conseil des ministres. Il sera discuté dans l’après-midi par la commission des lois à l'Assemblée nationale.

    « Une idée de Madame Le Pen »

    Pour le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan, c'est déjà tout vu. « La Constitution, contrairement à ce qu’il dit (François Hollande), permet d’agir, soutient-il. Ce n’est pas le droit qui doit l’emporter sur la sécurité des Français. Et là, sincèrement, je pense qu’il ne se rend pas compte de l’urgence. »

    Autre changement proposé par l'exécutif : élargir la déchéance de nationalité aux binationaux nés français. Cette mesure était réclamée depuis longtemps par l'opposition, mais jusque-là rejetée par la majorité. Un revirement qui ne passe pas pour l'écologiste Noël Mamère. « Ce n’est rien d’autre que le recyclage d’une idée qui a été lancée par Madame Le Pen », tance-t-il.

    Marine Le Pen qui voit dans les mesures annoncées par le président de la République des « mesurettes » et qui ne jure que par l'idée de « retrouver des frontières nationales ». Cette dernière n’a pas attendu la fin de la période de deuil national pour tirer à boulet rouge sur la majorité en place et les gouvernements précédents. « C’est de ma responsabilité de dire que ces gouvernements ne nous protègent pas. Qu’ils ne nous ont pas protégé hier et nous ne protégerons pas demain. » Celui de Manuel Valls, estime-t-elle, aurait même dû démissionner.

    Entre les doutes et les inquiétudes, la majorité, elle, veut aller vite. Avec pour objectif de réviser la Constitution dans les trois mois.

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