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    Raid, BRI, GIPN, GIGN... Qui fait quoi chez les super-flics?

    media La BRI lors de son intervention antiterroriste à Saint-Denis, en banlieue parisienne, le 18 novembre 2015. REUTERS/Benoit Tessier

    Sur nos écrans de télévision, nous avons pu voir de loin les efficaces mais discrets super-policiers du Raid ou des BRI en action. En France, quatre unités d'intervention d'élite font face aux plus dangereux malfaiteurs. Elles sont de mieux en mieux coordonnées et travaillent de plus en plus souvent ensemble.

    Le Raid (pour Recherche assistance intervention dissuasion) s'est illustré ces dernières années sur le front du terrorisme islamiste. De Mohamed Merah à l'assaut contre la cellule de Saint-Denis mercredi 18 novembre, en passant par la neutralisation d'Amedy Coulibaly à l'Hyper Cacher en janvier, ces super-policiers sont spécialisés dans l'assaut des individus particulièrement bien retranchés (terrorisme, grand banditisme) et dans la libération d'otages.

    Baptisés les « hommes en noir », les policiers du Raid sont directement placés sous l'autorité du directeur général de la Police nationale. Un peu plus de 300 personnes, réparties en groupes de spécialistes (assaut, tireur d'élite, négociateurs...), sont en veille permanente pour intervenir à n'importe quel moment.

    Pour mener à bien ses missions, le Raid dispose d'un arsenal exceptionnel et même de drones et autres gadgets high-tech. Pour pénétrer le plus en sécurité possible la planque des terroristes à Saint-Denis, de petits robots ont par exemple été utilisés pour espionner les assiégés sans s'exposer. En trente ans, le Raid a perdu trois hommes en opérations.

    Les GIPN (pour Groupes d'intervention de la Police nationale) sont les plus anciennes unités d'intervention en France. Imaginées en 1972 suite à l'assassinat des athlètes israéliens à Munich, elles ont les mêmes missions que le Raid. Les sept GIPN métropolitains (Bordeaux, Lyon, Lille, Nice, Rennes, Strasbourg, Marseille) ont ainsi été directement intégrés au Raid en avril dernier.

    Il reste aujourd'hui trois GIPN, outre-mer, qui gardent une identité distincte de celle du Raid : à Nouméa (Nouvelle-Calédonie), Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) et Saint-Denis (La Réunion).

    Les BRI (pour Brigades de recherche et d'intervention) sont des unités d'intervention avec un rôle de police judiciaire. Quinze unités sont réparties sur le territoire, avec un projet de seizième en cours à Dijon. Alors que Raid et GIPN participent peu au travail d'enquête, les policiers des BRI sont en première ligne dans ce domaine. Ceux que l'on appelle plus familièrement l'Antigang, dont fait partie le très célèbre 36 Quai des Orfèvres, appuient la police dès que les situations sont trop explosives. Par défaut, en dehors des crises majeures, ce sont les BRI qui ont la responsabilité de Paris.

    Ces derniers jours, on a beaucoup vu les BRI aux côté du Raid : ils ont apporté un renfort humain indispensable. A Saint-Denis, ils ont par exemple permis de renforcer les 70 policiers du Raid avec 40 des leurs, nécessaires à la fouille de certains bâtiments alentours.

    Le GIGN (pour Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale) est né en 1974, bien avant le Raid. Cette unité d'élite de la gendarmerie comprend près de 400 hommes et femmes. Elle revendique une devise particulièrement symbolique : « S'engager pour la vie ».

    Très tôt, le GIGN intervient sur des libérations d'otages d'envergure. En 1988, il participe à l'assaut d'Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie, pour libérer les prisonniers des indépendantistes du FLNKS. En 1994, l'assaut pour mettre fin à la prise d'otages d'un vol Air France reliant Alger à Paris par des islamistes algériens est certainement l'une des opérations les plus célèbres des super-gendarmes. Plus récemment, ils sont intervenus contre les frères Kouachi, responsables de la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo en janvier 2015.

    Si le GIGN mène les mêmes missions que le Raid, sur ses propres zones de responsabilité, l'unité intervient aussi à l'étranger ou sur des cas spécifiques. Ces gendarmes développent ainsi des processus opérationnels spécifiques pour les détournements d'avions, les attaques chimiques, les prises d'otages à l'étranger ou encore les détournements de navires. Le GIGN sécurise également les ambassades françaises les plus sensibles et propose régulièrement des formations à des unités similaires dans des pays partenaires.

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