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    La décision de la justice française de libérer l'un des deux auteurs du meurtre d'un prêtre en l'assignant à résidence sous bracelet électronique est un «échec, il faut le reconnaître», estime le chef du gouvernement dans une interview au «Monde». «Cela doit conduire les magistrats à avoir une approche différente, dossier par dossier, compte tenu des pratiques de dissimulation très poussées des jihadistes». Manuel Valls ne veut pas cependant tomber «dans la facilité de rendre ces juges responsables de cet acte de terrorisme». Par ailleurs, il envisage d'interdire le financement des mosquées par l'étranger.

    France

    Attentats: un poème de Dany Laferrière pour Paris

    media Dany Laferrière : «J'aime m'arrêter à la terrasse des cafés pour observer le ballet des serveurs» REUTERS/Gonzalo Fuentes

    Paris, « une ville où les quartiers contrastés fleurissent au bout de nos rêves », une ville où Dany Laferrière, écrivain québecois d’origine haïtienne « aime flâner ». ll rend hommage à Paris dans un poème composé au lendemain des attentats qui l’ont meurtrie. Un poème à lire et à écouter sur RFI.fr

    Le poème est intitulé Paris, 1983, en souvenir de l'un de ses premiers séjours dans la capitale française. Devenu académicien en mai dernier, Dany Laferrière partage sa vie entre Montréal où il a trouvé refuge en 1976, fuyant la dictature des Duvalier dans son pays, Miami et Paris donc. Dany Laferrière récite son poème pour RFI. 

    Paris 1983

    Je marche
    de jour comme de nuit
    dans Paris
    depuis si longtemps déjà
    que je me demande
    qui habite l'autre
    toujours ému de savoir
    qu'un poète nommé Villon
    l'a fait avant moi
    qu'un libérateur comme Bolivar
    y a séjourné en dandy
    que mon jeune voisin Jean de la rue Masson
    a fêté son vingtième anniversaire jusqu'à l'aube
    dans un bistro situé en face
    d'une petite place faiblement éclairée.

    J'aime savoir qu'il existe une ville
    où les femmes aiment marcher de nuit
    sans s'inquiéter des ombres et aussi parce qu'on y
    trouve une station de métro avant la fatigue.

    J'aime flâner dans une ville où les quartiers contrastés
    Fleurissent au bout de nos rêves.

    J'aime m'arrêter à la terrasse des cafés pour
    Observer le ballet des serveurs.

    J'aime écouter dans le métro les conversations
    Des jeunes filles qui racontent la soirée d'avant.

    J'aime voir les jambes nues tout le long de l'été.
    Cet art de vivre qu'aucune autre ville ne connaît
    mieux que Paris. Et que personne n'a mieux chanté que Villon et Aragon
    Ou cette jeune fille croisée boulevard Richard-Lenoir
    qui s'est exclamée : « Je me suis cassé le talon mais je m'en
    fous si c'est à Paris ».

    Me voilà dans cette baignoire à lire, cette fois,
    Paris est une fête d'Hemingway
    Tout en me disant qu'elle le sera toujours, quoi qu'il arrive.

    Dany Laferrière

    Ecoutez «Paris, 1983» lu par Dany Leferrière pour RFI 20/11/2015 - par Catherine Fruchon-Toussaint Écouter

    → Vous pourrez entendre ce poème, lu par son auteur, dans la prochaine édition de Littérature sans Frontières qui a pour invitée Nathalie Azoulai.

    «Le baiser de l'Hotel de ville», la célèbre photo de Robert Doisneau, détournée sur un mur de Paris près du restaurant Le Carillon, l'une des cibles des attentats du vendredi 13 novembre. REUTERS/Jacky Naegelen

     

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