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    France

    La semaine où François Hollande est devenu chef de guerre

    media Le président François Hollande à son arrivée au Congrès à Versailles, le 16 novembre 2015. REUTERS/Michel Euler/Pool

    La réponse ne s’est pas fait attendre. Au surlendemain des attaques de Paris, l'armée française a lancé une série de bombardements comme elle n'en n'avait jamais encore mené en Syrie. Les attentats ont poussé l’exécutif français à attaquer des cibles censées toucher le groupe Etat islamique à la tête. Retour sur le spectaculaire virage sécuritaire de François Hollande.

    C’est la semaine où tout a changé et où François Hollande a tout changé. Une volte-face sur la Syrie, à moitié assumée et un spectaculaire tournant ultra-sécuritaire, totalement assumé lui, appuyé par un vocabulaire guerrier.

    Père de la nation après les attentats de janvier, le voilà totalement chef de guerre, lui le président français le plus belliqueux de l'histoire. Il fallait frapper fort et frapper les esprits.

    A la surprise générale, François Hollande a explosé toutes les préventions de la gauche sur la sécurité, après le virage social-libéral sur l'économie, et pourtant c'est le silence dans les rangs de gauche.

    L'impératif de l'unité nationale

    Au nom de « la guerre contre le terrorisme », le chef de l’Etat a aussi habilement coupé l'herbe sous le pied de la droite, renvoyée à ses divisions devant l'impératif d'unité nationale. « Il n'y a plus de clivage politique qui tienne », a même osé François Hollande.

    Un vœu pieux à deux semaines des élections régionales et à un an et demi de la présidentielle. Un vœu pieux, mais François Hollande est dans son rôle : au-dessus de la mêlée, président de tous les Français. Un temps, il le sait, qui ne durera pas.

    ►A RE(ECOUTER) : Hubert Védrine: « La coalition contre Daesh doit être militaire et politique »


    La France multiplie les raids

    Les bombes françaises et russes pleuvent sur Raqqa et François Hollande demande aux militaires d'en faire encore plus sur la Syrie, mais aussi sur l’Irak, précise-t-il après le conseil de Défense de jeudi.

    Depuis près d’une semaine, la France multiplie les raids sur les infrastructures de l’organisation Etat islamique : postes de commandement, centres d’entraînement, stocks de munitions. Trente-cinq cibles ont été bombardées en trois jours à la demande du président. Des vagues d’une dizaine d’appareils lourdement chargés.

    Objectif : Raqqa, fief des jihadistes et le pétrole syrien, source de financement du terrorisme.

    « Nous avons intensifié les frappes dans des zones très précises, nous continuons d’envisager de frapper des capacités pétrolières qui permettent de financer le mouvement terroriste, explique le colonel Gilles Jarron, porte-parole de l’état-major des armées. La décision a été prise de viser tout particulièrement le fief de l’organisation à Raqqa en frappant des centres de commandement et des centres d’entraînement. »

    Le porte-avion Charles-de-Gaulle est en route direction l’est de la Méditerranée, il sera au large des côtes syriennes en début de semaine prochaine. Avec dix-huit Rafales de plus à son bord pour renforcer l’action militaire de la France.

    Une frégate britannique et une frégate belge accompagnent le porte-avion. Les frappes françaises pourraient, elles, se faire après un survol de la Turquie. Raqqa n’est qu’à 100 kilomètres de la frontière.

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