COP21: vers un accord pour limiter le réchauffement climatique - France - RFI

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Le scrutin, qui devait se tenir en décembre, sera organisé au plus tard au 29 juillet 2017 annonce le ministère de l'Intérieur gabonais. La décision a été prise par la Cour constitutionnelle, saisie par le Premier ministre, selon la déclaration du ministre de l'Intérieur Lambert Matha transmise à l'Agence France presse.

COP21: vers un accord pour limiter le réchauffement climatique

media Le glacier Sólheimajökull, en Islande fond goutte à goutte. Entre 1931 et 2011, ce glacier de 15 km a reculé de 1,2 kilomètre. Reuters

La COP21, la conférence climat, s’ouvre officiellement lundi 30 novembre à Paris. Quelque 150 chefs d'Etat et de gouvernement sont attendus pour la cérémonie d'ouverture, mais les équipes de négociateurs vont se réunir dès dimanche au parc des expositions du Bourget, près de Paris, pour commencer à travailler un jour plus tôt que prévu. Le but de cette grande conférence qui réunit 196 parties prenantes, 195 Etats et l'Union Européenne : limiter la hausse des températures de la planète à 2°C par rapport à l'ère préindustrielle. Le président français François Hollande souhaite un accord ambitieux et contraignant.

Il faut rester en-dessous des deux degrés et, pour y parvenir, réduire fortement nos émissions de gaz à effet de serre. Personne, ou presque, ne semble contester ces deux impératifs. A peu près tout le monde est également d'accord sur le fait que cette réduction passe par une transition énergétique de grande ampleur : il faut sortir des énergies fossiles. Mais le poids des lobbies du gaz, du pétrole et du charbon est énorme. D’où cette lacune qui paraît paradoxale : le mot énergie est pour l’instant absent du texte. « Le problème du texte des négociations qui est actuellement sur la table », explique Alix Mazounie du Réseau Action Climat, « est qu'il doit traiter des questions énergétiques, tout le monde le sait. Mais en même temps le mot 'énergie' n'apparaît jamais dans le texte. Il y a aussi la question des mécanismes, des rouages qu'il va falloir créer pour s'assurer que les engagements pris par les Etats ne sont pas la fin de tout mais, au contraire, le point de départ. Aujourd'hui, ces mécanismes ne sont pas clairement explicités dans l'accord. Combler cette lacune, c'est l'enjeu des deux prochaines semaines à Paris. »

Autre point crucial: le financement d'un fonds vert

Il s’agit d'un fond de solidarité entre les pays pollueurs et les pays qui subissent les conséquences du changement climatique. A partir de 2020, les pays riches devront payer 100 milliards de dollars par an aux pays pauvres. Un processus laborieux: pour l’instant, il y a un certain nombre d'annonces, mais peu d'argent réellement sur la table.

Les mécanismes pour aboutir à un texte contraignant

Pour qu'il y ait de vraies contraintes, il faut que des sanctions soient prévues dans l'accord. C’est une question compliquée, l'histoire le montre. Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace, prend pour exemple le protocole de Kyoto, c'est à dire la convention qui est valable jusqu’à présent et qui sera remplacée par ce nouvel accord négocié à Paris : « Jusque-là, dans toutes les discussions lors des conférences précédentes, il n'y a jamais eu de sanctions prévues. Le protocole de Kyoto signé en 1997 était censé être un accord contraignant qui engage les Etats. Mais quand le Canada a quitté le protocole de Kyoto, aucune sanction n'a été prise, tout simplement parce qu'aucune sanction n'était prévue. Sans sanction il n'y a pas de contraintes. C'est un engagement volontaire, mais ce n'est pas un accord contraignant ». Le nouvel accord, permettra-t-il de rectifier le tir ? Jean François Julliard est sceptique : « C'est extrêmement difficile déjà d'avoir un accord signé par l'ensemble des Etats. Alors si en plus, on ajoute des risques de sanctions, l'immense majorité des Etats ne va pas vouloir le signer. »

La vraie contrainte émanera probablement de l'opinion publique

Les grandes manifestations prévues à Paris pour le climat ont été annulées après les attentats du 13 novembre 2015, pour des raisons de sécurité. Mais Eros Sana de 350.org, une association qui lutte contre le réchauffement climatique, souligne que pour la société civile, l'état d'urgence est aussi l'état d'urgence climatique: « Ce qui arrive à la France est catastrophique, c'est gravissime. Mais l'état d'urgence reste climatique. Des millions de personnes sont victimes du changement climatique en ce moment. Elles continuent à considérer que pour elles, c'est une question de vie ou de mort. Donc l'état d'urgence reste climatique : nous sommes mobilisés pour qu'à partir du 29 novembre et jusqu'au 12 décembre, les Français et les Françaises expriment avec les gens, qui viendront du monde entier, le fait que pour eux justice climatique et justice tout court vont de pair. » Les 130 ONG réunis au sein de la Coalition Climat 21, qui organise les manifestations à Paris, appellent donc à se mobiliser sous d'autres formes pour exiger des négociateurs qu'ils se donnent les moyens de conclure un accord à la hauteur des enjeux.

Pour en savoir plus sur les mobilisations prévues, le site de Coalition Climat 21

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