COP21: les enjeux de la conférence sur le climat - France - RFI

Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

COP21: les enjeux de la conférence sur le climat

media Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, président de la COP21, au Bourget, lors d'une courte séance de travail, dimanche 29 novembre, avec les délégations participant à la COP21. REUTERS/Jacky Naegelen

Ce lundi, 150 chefs d’Etat sont attendus au Bourget, près de Paris, pour ouvrir la COP21. Parmi eux, l'Américain Barack Obama, le Chinois Xi Jinping et le Russe Vladimir Poutine. En tout, 195 pays se réunissent jusqu’au 11 décembre avec un objectif principal : limiter le réchauffement climatique à 2 degrés d’ici 2100. Mais il y a d’autres enjeux et les négociations s’annoncent difficiles.
 

« Nous ne sommes pas réunis à Paris pour une discussion de salon, nous sommes réunis pour prendre des décisions juridiquement contraignantes ». C’est Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères et président de cette COP21, qui le dit. John Kerry, son homologue américain, s’oppose à cette idée de contrainte, pourtant cruciale. Il sait qu’un accord contraignant ne sera jamais voté par un Sénat à majorité républicaine, et donc plutôt climato-sceptique. C’est pourtant le seul moyen de s’assurer que les pays les plus émetteurs de gaz à effet de serre tiendront leurs engagements.

L'autre élément clé des négociations, c'est la mise en place d'un mécanisme de révision des engagements, tous les cinq ans. Un pas important a été franchi, il y a un mois, quand la Chine, jusqu'ici réticente, y a apporté son soutien. Mais le contenu de ce mécanisme et son calendrier restent à définir.

Enfin, très attendu par les pays en développement, le dossier du financement des engagements. En 2009, à Copenhague, les pays riches ont promis de mobiliser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 pour financer la transition des pays pauvres vers des économies bas-carbone. Les pays en développement attendent désormais la réalisation de cette promesse.

Les négociations s’annoncent donc compliquées, mais aucun négociateur ne veut revivre le fiasco de la conférence de Copenhague, il y a six ans.

La société civile très représentée

La COP21 n'est pas qu'un rassemblement de dirigeants politiques. La société civile est elle aussi présente. « Sans les ONG, rien n'aurait été possible », assure la ministre française de l'Ecologie. Et aux yeux de Ségolène Royal, leur rôle au cours des quinze prochains jours reste primordial.

Pour l'ONU, c'est même toute la société civile qui est essentielle au déroulement de cette COP. Syndicats, mouvements de jeunes, de femmes ou de peuples autochtones, les Nations unies voient en tout neuf « piliers » à cette conférence. L'ONU assure donc les prendre au sérieux, même si elle a attribué de surprenants noms à chacun d'entre eux. Les syndicats sont ainsi regroupés sous la qualification de « Tungo » quand les jeunes répondent à celle de « Youngo ».

Pour eux, deux zones ont été aménagées au sein du palais des expositions du Bourget. Un moyen unique de se faire entendre par des représentants d'entreprises, des gouvernants ou les 3 000 journalistes accrédités.

Mais le contexte sécuritaire les a empêchés de porter une voix populaire forte. La grande marche voulue par la Coalition Climat 21 a été annulée. Pas de grand rassemblement populaire, mais cela n'empêche pas les ONG de garder leur ironie.

Leurs représentants se réunissent chaque jour pour élire les « fossiles du jour ». Ce sont les trois pays qui bloquent le plus les négociations. Parmi les heureux élus, on trouve souvent la Pologne, l'Australie, la Russie ou encore les Etats-Unis.


Qui sont les pays les plus pollueurs de la planète ?

En tête et de loin, la Chine est responsable à elle seule de 24% des émissions de gaz à effet de serre. La Chine gourmande en énergie, en charbon notamment pour nourrir sa croissance, s'est engagée à plafonner ses émissions en 2030, et à les réduire une fois ce pic atteint, avant 2030 même si cela était possible.

Les Etats-Unis, deuxième pollueur de la planète, se sont engagés à réduire de 26-28% leurs émissions par rapport à 2005 d'ici à 2025. Le niveau de 2005 étant cependant considéré comme le pic historique d'émission pour les Etats-Unis. La Chine et les Etats-Unis représentent à eux deux près de la moitié du total des émissions de CO2 de la planète.

En troisième position, l'Union européenne et ses 28 Etats membres. Tous se sont engagés à réduire de 40% leurs émissions d'ici à 2030. Enfin, il y a l'Inde, la Russie, le Canada, l'Australie, le Japon.

L'Inde, un géant en devenir, quatrième émetteur mondial de gaz à effet de serre s'est engagé à réduire de 35% son intensité carbone d'ici 2030, mais refuse de s'engager sur une réduction dans l'absolu de ses gaz à effet de serre.

→ A (RE)DECOUVRIR : le Wedocumentaire RFI, Le climat et moi

Sur le même sujet
Commentaires
 
Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.