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Place To B, alternative bouillonnante à la COP21

media Présente à Copenhague en 2009, Anne-Sophie Novel veut croire au succès de la COP21 à Paris. Christophe Carmarans / RFI

Alors que les chefs d’Etat se réunissaient au Bourget pour la Conférence sur le climat, le forum Place To B ouvrait ses portes à côté de la gare du Nord. Lancée à l’initiative d’une blogueuse spécialisée dans l’écologie, cette plateforme alternative va accueillir des dizaines de participants en marge de la COP21.

Place To B, c’est bien « l’endroit où il faut être » durant la COP21, surtout si l’on n’est pas accrédité pour se rendre au Bourget par la ligne « B» du RER, celle qui a donné son nom à cet endroit éphémère situé à un jet de pierre de la gare du Nord, à trois stations donc de l’arrêt Le Bourget. Place To B, c’est une ruche où se mêlent journalistes, blogueurs, activistes et intervenants du monde entier (50 nationalités) sur les questions de l‘écologie dans le sens large du terme, une sorte de festival « Off Broadway », en marge du grand Babel institutionnel de la COP21.

L’idée de mettre sur pied cette plateforme alternative à la Conférence sur le climat a germé il y a deux ans dans l’esprit d’Anne-Sophie Novel, une journaliste, blogueuse et docteur en économie dont l’énergie communicative déplacerait des montagnes. Après avoir longtemps cherché, cette jeune femme d’origine bourguignonne a convaincu les propriétaires du café Belushi’s Bar et du mitoyen St Christopher’s Inn, une auberge de jeunesse de 127 chambres, d’accueillir durant la quinzaine les centaines de participants, jeunes pour la plupart, à ce sommet parallèle au 5 rue de Dunkerque, dans le 10e arrondissement.
 
Voir la complexité du monde

En marge de la COP21, Place To B est un espace d'échange et de reflexion sur les enjeux écologiques. Christophe Carmarans/RFI

« Place to B, dit-elle, ça s’inspire de mon expérience à Copenhague en 2009 (la COP15 de sinistre mémoire ndlr) où je m’étais retrouvée dans un QG  mis en place par les grosses ONG avec un café privatisé où l’on pouvait se réfugier pour travailler et avoir une bonne connexion internet. J’avais rencontré là-bas beaucoup d’intervenants qui venaient quotidiennement faire leur débrief ». « C’était ça l’idée fondatrice, reprend-elle. Et, comme j’ai la culture du numérique et du collaboratif, j’ai voulu faire mieux à Paris : créer du contenu et de l’information différente ».
 
Place to B s’adresse donc en premier lieu à celles et ceux qui travaillent sur l’écologie et sont désireux de mettre à profit leurs talents de narrateurs pour raconter les choses « autrement ». Autrement ? « Oui, répond Anne-Sophie Novel car  il y a une défiance terrible en ce moment à l’égard des médias et à l’égard des politiques. Cela fait beaucoup de tort à ces sujets de l‘écologie, regrette-t-elle, parce qu’en s'enfermant dans nos petits quotidiens, on n’arrive pas à voir la complexité du monde ».

Preuve que son initiative paie déjà, la fondatrice de Place To B a eu la bonne surprise de voir Ségolène Royal et Axelle Lemaire - respectivement ministre de l'Ecologie et secrétaire d'Etat chargée du Numérique - s’inviter à la soirée d’inauguration sans même y avoir été conviées, une reconnaissance qui crédibilise un peu plus son engagement. « On a été très touchés, elles étaient très enthousiastes », sourit Anne-Sophie Novel. Durant la quinzaine parisienne, de nombreux intervenants comme le climatologue James Hansen, l’universitaire Rob Hopkins ou la journaliste canadienne Naomi Klein vont se succéder pour échanger des idées et surtout analyser ce qu’il se passe au Bourget où se joue, ni plus ni moins, l’avenir de l’humanité.

Rentrée très déçue de Copenhague il y a six ans, Anne-Sophie Novel attend de voir pour cette fois-ci mais elle se montre raisonnablement optimiste quant au succès de la COP21. « J’observe, dit-elle, que les Etats-Unis et la Chine sont dans des postures étatiques différentes. Et j’observe aussi qu’il y a une mobilisation des réseaux religieux qui n’existait pas auparavant avec le pape, le Dalaï Lama, qui ont pris position. Il y a pour moi "un alignement de planètes" qui crée des conditions pour que l’on arrive peut-être à un accord ». On ne demande qu’à la croire.

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