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    France

    Début du procès d'une filière d'acheminement de jihadistes en Syrie

    media Capture d'écran d'une vidéo prise en février 2015 montrant le jihadiste français Salim Benghalem dans un reportage de propagande filmé à Alep, en Syrie. AFP PHOTO / HO / AL HAYAT MEDIA CENTRE

    C'est l'une des figures du jihadisme français dont le procès s'est ouvert ce mardi au tribunal correctionnel de Paris. Bourreau présumé de l'organisation Etat islamique, Salim Benghalem et six autres prévenus sont jugés pour leur rôle présumé dans une filière d'acheminement de combattants en Syrie. Une affaire sans rapport avec l'enquête sur les attentats du 13 novembre, d'autant plus que Benghalem, toujours en Syrie, en est absent.

    Avec notre envoyé spécial au tribunal correctionnel de Paris, Simon Rozé

    « Si j'y suis allé, c'était tout d'abord pour aider, pour faire de l'humanitaire. » Abdelmalek Talem, l'un des prévenus du procès de la filière du Val-de-Marne ne nie pas s'être rendu en Syrie dix-huit mois, « pour aider le peuple syrien ». « L'ennemi c'était Bachar », dit-il à la barre. Les bras croisés, il poursuit : « l'objectif de tout le monde, c'était la chute de Bachar ».

    Tout le monde, c'est notamment le Jabhat al-Nosra, puis le groupe Etat islamique, deux organisations auxquelles il a prêté allégeance. Son rôle : accueillir en Syrie les recrues venues de France, notamment ses quatre co-prévenus issus de ce qu'on appelle la filière du Val-de-Marne.

    Mais il manque quelqu'un dans le box des accusés : Salim Benghalem. Poursuivi pour son rôle central dans cette filière, il se trouve toujours en Syrie et fait aujourd'hui partie des étrangers les plus gradés du groupe Etat islamique. Selon son entourage, il aurait l'intention de rentrer en France commettre un attentat.

    Dans la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris, tous se désolidarisent de lui. « Je désavoue tout le mal qu'il a fait », explique Abdelmalek Talem. Même discours dans la bouche d'un autre accusé : « Ce que fait Benghalem, c'est de la folie ». Il continue : « Moi, je ne suis pas un danger pour la France, c'est mon pays, je suis plus en sécurité ici qu'en Syrie ».

    Le procès se poursuit jusqu'à lundi prochain.

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