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COP21: quelle place pour l'agriculture?

media 80 % de la déforestation mondiale est due à l'agriculture. AFP/Luis ROBAYO

A la grande conférence sur le climat, la COP21, qui se tient en ce moment au Bourget, près de Paris, la thématique centrale de ce mercredi, c'est l’agriculture. Mais à part dans le préambule du futur accord, où la sécurité alimentaire est mentionnée, l’agriculture est absente des négociations climatiques, alors qu'elle est responsable de 25 % des émissions de gaz à effet de serre. Comment expliquer ce paradoxe ?

Avec notre envoyée spéciale au BourgetAgnès Rougier

L’agriculture ne fait pas partie des négociations climatiques et cela depuis le début, car elle pose le problème de la souveraineté alimentaire des pays.

Les Etats ne veulent pas parler de leurs techniques agricoles, ni de leurs exportations, l’agriculture n’est donc jamais discutée en tant que telle, mais seulement au détour de sujets comme l’énergie ou les forêts. Prenons les forêts, par exemple : 80 % de la déforestation est due à l’agriculture, on est donc bien obligé d’en parler indirectement.

Des annonces en marge des négociations

Mais en périphérie des négociations, il y a quand même des annonces, qui ont un impact direct sur le climat. Hier, le ministre de l’Agriculture français, Stéphane Le Foll, a lancé le programme « 4 pour 1000 », un programme de recherche qui a pour but d’expérimenter toutes les solutions, à l’échelle mondiale, pour augmenter la quantité de carbone dans les sols agricoles, et donc de limiter les émissions de gaz à effet de serre.

« L’agriculture de l’avenir, c’est clairement une agriculture qui permet à la fois de stocker du carbone, donc de participer à l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre et d’être résiliente face aux changements climatiques, donc face aux évènements extrêmes du climat », explique Arnaud Gauffier, responsable des politiques agricoles au WWF France.

Lundi, le Fonds pour l’environnement mondial annonçait une dotation de 500 millions de dollars pour l’adaptation des pays en développement au changement climatique, notamment dans le domaine agricole.

L'agroécologie comme remède

Et puis, il y a beaucoup d’innovations qui se combinent à des techniques agricoles anciennes pour produire l’agriculture de demain : l’agroécologie. « L’agroécologie, c’est combiner différentes espèces entre elles, c’est utiliser les arbres, c’est utiliser les haies, c’est avoir des techniques qui permettent de stocker du carbone dans le sol, c’est utiliser des variétés résistantes, plus résistantes face aux maladies, aux ravageurs, etc. », poursuit Arnaud Gauffier.

C’est donc bien un sujet central, mais il demeure la prérogative des Etats.

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