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    France

    La cote de popularité de François Hollande s'envole

    media François Hollande à la COP21, au Bourget à Paris, le 30 novembre 2015. REUTERS/Philippe Wojazer

    Cela fait presque trois semaines que la France a été frappée par des attaques terroristes sans précédent, à Paris et près du Stade de France. Le gouvernement français a instauré depuis l'état d'urgence dans tout le pays, et ce jusqu'au 26 février. Dans ce contexte, la cote de popularité de François Hollande connaît une envolée spectaculaire. Selon un sondage, 50% des Français interrogés ont maintenant une opinion favorable du chef de l'Etat, une première depuis juillet 2012.

    Ces chiffres sont presque vertigineux pour un homme qui arborait jusqu'ici le titre de président le plus impopulaire de la Vème République. L’institut de sondage TNS Sofres n’avait jamais mesuré un tel bond en avant. La cote de confiance de François Hollande bondit de 20 points dans un baromètre TNS Sofres-OnePoint pour Le Figaro Magazine.

    François Hollande retrouve donc sa popularité de l’été 2012, juste après son élection, et avant que tout s’écroule. Nicolas Sarkozy, lui, n’avait jamais réussi à repasser la barre des 50 %.

    Chef de guerre

    Aujourd'hui, les Français plébiscitent le chef de guerre et les réponses fermes apportées par le président après les attentats. Dans cette drôle de campagne des élections régionales qui n'a jamais vraiment commencé, François Hollande n'est nulle part sur la scène nationale - période de réserve oblige -, mais on le voit partout sur la scène internationale : au Kremlin, à la Maison Blanche, au Bourget pour la COP21. Les égos d'un peuple de gauche, qui ne s'étonne plus de brandir le drapeau tricolore, sont gonflés à bloc. Même à droite, François Hollande engrange quelques points et regagne du crédit.

    Un second « effet Charlie » ? Après les attentats de janvier, François Hollande avait repris des couleurs dans les sondages, mais dans une moindre mesure. « On avait enregistré une progression de 3 points de l’opinion des Français à ce moment-là », rappelle Laure Salmain, directrice du pôle Opinions de TNS Sofres. « L'esprit du 11 janvier » n'avait pas soufflé très fort et l'embellie avait été de courte durée. Cette fois, la guerre est partie pour durer...

    Un bond suffisant ?

    C’était l’intuition de beaucoup de socialistes après les attentats, leur secret espoir :  une unité de la nation autour du chef de l’Etat allait remobiliser l’électorat perdu de François Hollande. C'est peine perdue pour l’instant puisque l'état d'urgence ne profite qu'au Front national qui monte et s’implante.

    C'est le paradoxe de la situation d'un président redevenu presque populaire car tout porte à croire pourtant que François Hollande se prépare à vivre sa Vème défaite électorale depuis son élection. « On s’attend en effet à des résultats peu favorables à la gauche lors des prochaines élections régionales, et puis surtout les préoccupations des Français restent fortes en matière d’emploi et de chômage. Et le gouvernement pour l’heure ne parvient pas à atténuer ces inquiétudes », rappelle Laure Salmain. La popularité n'a jamais fait l'élection. Un bond, ce n'est pas rebond, même s'il est historique.

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