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    France: les enjeux des élections régionales

    media Des affiches électorales, avant le premier tour des élections régionales, le 2 décembre à Paris. Crédit JOEL SAGET / AFP

    Ce sera la première fois depuis bien longtemps que les Français se rendent aux urnes en hiver. La « faute » à la réforme territoriale de François Hollande. La nouvelle carte régionale de la France (13 régions en métropole, au lieu de 22) a conduit le gouvernement à repousser la date des élections régionales, normalement prévues en mars dernier.
     

    Ce scrutin se déroule dans un contexte très particulier : moins d’un mois après les attentats du 13 novembre. La campagne, un temps suspendue, a dû s’adapter à l’état d’urgence. Le Premier ministre Manuel Valls, par exemple, ne fera finalement qu’un meeting sur les huit prévus. Le débat régional a laissé place aux questions nationales, terrorisme et sécurité. Près de 21 500 candidats sont sur les rangs, 13 listes en moyenne ont été déposées dans chaque région. Tour d’horizon des enjeux de ces régionales 2015.

    PS : limiter la casse

    Depuis 2010, la gauche dirige 21 des 22 régions de métropole. Ce sera forcément beaucoup moins. Depuis 2012, et l’élection de François Hollande, les mêmes maux risquent de produire les mêmes conséquences :
    - la division de la gauche : depuis l’arrivée de Manuel Valls à Matignon, ce qu’il reste d’Europe Ecologie Les Verts préfère s’allier au Front de gauche qu’au PS. La gauche dirige ensemble 21 des 22 régions, mais part à la bataille en ordre dispersé. Une fusion des listes est possible entre les deux tours, mais la désunion avait été particulièrement mortifère aux départementales du printemps dernier.
    - la démobilisation de l’électorat de François Hollande. Depuis 2012, et l’absence de résultats du gouvernement, le peuple de gauche boude et gonfle les chiffres de l’abstention. Le rebond spectaculaire de popularité du chef de l’Etat après les attentats est-il de bon augure pour ces régionales ? Même pas. Contrairement au secret espoir des socialistes, l’unité nationale autour du chef de l’Etat ne semble pas remobiliser son électorat. Dans les derniers sondages d’avant premier-tour, les listes PS stagnent, voire régressent.

    FN : au centre du jeu

    Le Front national apparait d’ores et déjà comme le grand gagnant des élections. Le débat s’est focalisé sur sa progression et son implantation. Marine Le Pen, au Nord (région Picardie-Nord-Pas-de-Calais), et sa nièce Marion Maréchal-Le Pen au Sud (région Provence-Alpes-Côte d’Azur), pourraient bien l’emporter au soir du second tour. Dans plusieurs régions, le FN est donné en tête au 1er tour, notamment dans le Grand-Est, en Bourgogne Franche-Comté et en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Même en Bretagne, cette terre de mission pour l’extrême droite, le FN progresse.

    Dès le mois d’octobre, Manuel Valls posait les bases du désistement républicain : « Il est hors de question de laisser le Front national gagner une région », disait-il dans « Mardi Politique » sur RFI. Une position répétée plusieurs fois depuis, au risque d’agacer ses camarades socialistes, qui refusent de partir vaincus. Désistement, fusion ou maintien, les socialistes trancheront officiellement ce débat au soir du 1er tour. A droite, il parait déjà clos. « Nous maintiendrons nos listes partout où nous serons en position de les maintenir », a déclaré Nicolas Sarkozy ce mercredi sur Europe 1. Le président de Les Républicains (LR), qui a musclé son discours depuis les attentats, s’en tient au « ni-ni » (ni FN ni PS) et rappelle que le FN, donné vainqueur dans plusieurs département aux élections de mars dernier, n’en avait finalement gagné aucun.

    LR : préparer l’alternance

    Nicolas Sarkozy ne s’en cache pas : ces élections régionales sont les dernières du quinquennat, l’occasion de préparer la présidentielle de 2017. « La seule alternance, c’est nous », dit celui qui redoute plus que tout la concurrence du Front national. L’ex-chef de l’Etat a fait ses comptes : son successeur, François Hollande, a déjà perdu toutes les élections intermédiaires depuis son élection : sénatoriales en 2012, municipales en 2013, départementales et européennes (remportées par le FN) en 2014. Encore une défaite aux régionales et François Hollande aura égalé la « performance » de son prédécesseur : « le grand chelem à l’envers », le temps d’un quinquennat.

    A la tête d’une seule région aujourd’hui (l’Alsace), la droite ne peut que progresser. Depuis les municipales, la carte électorale reprend des couleurs bleues, la droite reprend son maillage territorial. A titre personnel, Nicolas Sarkozy, chef de l’opposition, espère préempter cette victoire attendue, dans la perspective de la primaire prévue à droite et au centre à l’automne 2016. Avant la revanche de 2017.

     

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