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    France

    Elections régionales: les enseignements du premier tour

    media Au siège du parti socialiste, rue deSolférino, son Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis annonce que dans deux régions où le PS est arrivé en 3e position, ses listes se retireront. MATTHIEU ALEXANDRE / AFP

    Au soir du premier tour des élections régionales en France, le Front national est en tête dans six régions. Au niveau national, il obtiendrait 28 % des voix, devant l’alliance Les Républicains-UDI-Modem et le PS-PRG. Le taux de participation frôle les 48 %, contre 42,5 % en 2010. RFI en édition spéciale de 7 h à 8 h (TU).

    Le PS victime du vote sanction

    Pour la gauche, d'abord, et le Parti socialiste en particulier, c'est un nouveau vote sanction contre le gouvernement et contre la politique de François Hollande. Les défaites s'enchaînent depuis 2012. Après la déroute des municipales, des européennes, des sénatoriales et des départementales, les listes PS arrivent pour ce premier tour des régionales en troisième position. A la présidentielle, le candidat socialiste serait ainsi éliminé. La gauche paie aussi sa division. Le PS n'arrive en tête que dans deux régions.

    Alors, quelle décision pour le deuxième tour ? Fusion, maintien ou retrait face au FN ? Aucun vote et des discussions rapides après présentation par le premier secrétaire du parti. D'une position calée bien sûr en amont avec l'Elysée et Matignon, pas de contestation officielle dans l'entre-deux-tours, ça n'est pas le moment mais quand même : l'amertume est là et les dents socialistes grincent.

    A l'aile gauche du parti, on fait cette remarque : « La division à gauche due à la déception, c'est, au bout, le retrait et la disparition. » Ce n'est plus le moment de défendre notre parti, nos mandats, mais notre présence politique, répond-on à la direction. Comprendre : on défend des valeurs. Manière sans le dire de tenter de mobiliser un électorat de gauche désabusé mais secoué par l'électrochoc FN pour le deuxième tour.

    Pas de vague bleue

    Les listes de l’alliance de droite Les Républicains-UDI-Modem n’arrivent en tête que dans trois des treize régions. La vague bleue, cette fois-ci, n'aura pas lieu. Le parti de Nicolas Sarkozy paie la concurrence directe du Front national.

    Dimanche soir, Nicolas Sarkozy a donc dit comprendre la défiance exprimée dans les urnes, avoir entendu le message de ceux qui travaillent dur, de ceux qui ont peur qu’on change leur mode de vie. Un appel aux électeurs du Front national. Il en aura besoin, car la droite n’a que très peu de réserves de voix. Le président du parti Les Républicains compte donc sur un report des voix d’extrême droite.

    Le FN largement en tête

    Le Front national revendique une nouvelle fois la place de premier parti de France. Marine Le Pen est en passe de réussir son pari : avec 41 % des voix dès le premier tour, sa victoire en Nord-Pas-de-Calais-Picardie est plus qu'à portée de main. Idem pour sa nièce Marion Maréchal-Le Pen en Provence-Alpes-Côte-D’azur (PACA).

    La petite-fille de Jean-Marie Le pen devance la liste de droite menée par Christian Estrosi et le PS de Christophe Castaner. Le FN est ainsi en tête dans six régions au total, soit presque la moitié des régions en métropole. Cette victoire du Front national au soir de ce premier tour des régionales montre que jamais la défiance n'avait été aussi grande à l'égard de la classe politique.

    A droite, le grand retour du ni-ni

    Comment faire barrage au Front national, comment l'empêcher de diriger une région ?
    A droite, le « ni-ni » de Nicolas Sarkozy - ni PS, ni FN - revient en force. Le président du parti Les Républicains a été très clair dimanche soir : il n’y aura ni fusion, ni retrait ; pas d’arrangement tactique.

    Au PS, le premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis a d’ores et déjà annoncé le retrait pur et simple des listes socialistes dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en PACA. « Dans les régions à risque Front national, où la gauche ne devance pas la droite, le Parti socialiste décide de faire barrage républicain », a-t-il déclaré. Pendant cinq ans, les socialistes ne siégeront pas dans ces régions. Ailleurs, les listes de gauche devraient fusionner entre les deux tours.

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