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    France

    Attentats de Paris: le point sur l'enquête, un mois après

    media Des policiers patrouillent au centre d'affaires de La Défense, à l'ouest de Paris, le 25novembre 2015. REUTERS/Christian Hartmann

    Le 13 novembre dernier, la région parisienne connaissaient une vague d'attentats d'une ampleur sans précédent sur le sol français. Un massacre : 130 personnes tuées et plusieurs centaines de blessés dans plusieurs attaques coordonnées et simultanées, qui rendent l'enquête d'autant plus complexe qu'elle se ramifie à l'échelle internationale.

    Le 13 novembre, un vendredi noir

    La date restera à jamais gravée dans la mémoire de millions de Français. En 33 minutes, entre 21h20 et 21h53, 130 personnes ont perdu la vie - dont une qui succombera quelques jours plus tard - dans une série d'explosions et de fusillades survenue sur trois sites différents mais pratiquement au même instant : près du Stade de France d'abord, à l'extérieur de Paris, au nord de la capitale, où la France recevait ce soir-là l'Allemagne, match auquel assistait François Hollande. Trois jeunes kamikazes se font exploser à l'extérieur, près des portes d'entrée. Dans les Xe et XI arrondissements de Paris également, où des terrasses de cafés et de restaurants ont été rafalés, et où 89 spectateurs présents dans la salle de concert du Bataclan sont meurent dans un bain de sang.

    Un climat de psychose s'abat soudainement sur la capitale et sa région. Les Parisiens sont invités à rester chez eux car des tueurs sont déclarés en fuite. Des unités spéciales de police sont mobilisées et interviennent au Bataclan. Quatre assaillants y sont tués.

    Des militaires, des médecins, des infirmières et les hôpitaux de Paris et des proches régions sont réquisitionnés, tant l'afflux de blessés est important, près de 350. Spontanément, des anonymes font la queue devant les centres hospitaliers pour donner leur sang.

    Attentats de Paris: le jour d'après

    Où en est l'enquête?

    Neuf assaillants sont morts et six d'entre eux ont été identifiés. Parmi eux, cinq Français et un Belgo-Marocain, coordinateur présumé des opérations, Abdelhamid Abaaoud. Mais le mystère demeure sur l'identité de deux kamikazes du Stade de France ainsi que sur le jeune homme mort aux côtés d'Abaaoud lors de l'assaut de Saint-Denis, quatre jours plus tard.

    Reste aussi, pour les polices européennes, à mettre la main sur le logisticien présumé des opérations. Salah Abdeslam est toujours en fuite. L'artificier est également recherché, tout comme les complices ayant permis la préparation de ces attentats.

    Six juges antiterroristes sont chargés de l'enquête. 5 339 procès-verbaux ont été dressés en onze jours d'investigations.

    Quelles conséquences directes?

    L'état d'urgence est décrété le soir même, 13 novembre vers minuit, par le président français. Il est toujours en vigueur dans le pays, après que l'Assemblée a voté, le 19 novembre, sa prolongation pour trois mois.

    Dès le lendemain des attentats, samedi 14 novembre, à 11h, François Hollande parle d'un « acte de guerre ». Quarante minutes plus tard, le groupe Etat islamique revendique ces opérations qu'il justifie comme une réponse aux frappes françaises en Irak et en Syrie.

    Un mois après, plus de 2500 perquisitions administratives ont été menées par les forces de police et de gendarmerie -  sans que celles-ci aient toujours un lien direct avec les attaques du 13 novembre. 354 assignations à domicile ont par ailleurs été prononcées.

    Sur le plan économique, l'activité des professionnels du tourisme a baissé de 24% au mois de novembre, estime le comité régional qui pilote le secteur. La même source affirme que la fréquentation des établissements hôteliers est en recul de 27%, partout en région parisienne, sauf en Seine-Saint-Denis et dans le Val d'Oise, où la tenue de la COP21 a permi une légère embellie par rapport à l'an dernier.

    Chronologie et chiffres clés
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