GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 26 Septembre
Mardi 27 Septembre
Mercredi 28 Septembre
Jeudi 29 Septembre
Aujourd'hui
Samedi 1 Octobre
Dimanche 2 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    France

    Corse: vives réactions après le saccage d’une salle de prière

    media A Ajaccio en Corse, une salle de prière musulmane a été dévastée, le 25 Décembre 2015. AFP / Pierre-Antoine FOURNIL

    En Corse, près de 300 personnes ont saccagé ce vendredi 25 décembre une salle de prière musulmane et tenté de mettre le feu à des exemplaires du Coran, à proximité d'une cité où deux pompiers et un policier avaient été blessés la veille dans des échauffourées.

    Avec AFP

    Ambiance très tendue à Ajaccio. Dans la nuit du 24 au 25 décembre, deux pompiers venus éteindre un incendie dans une cité populaire de cette ville du sud de la Corse ont été blessés par des jets de pierres. L'intervention des forces de l'ordre, au cours de laquelle un policier a à son tour été blessé, a duré jusqu'à 02h45, heure à laquelle le calme est revenu dans le quartier.

    Suite à ces violences, plusieurs dizaines de manifestants se sont rassemblés dans le calme devant la préfecture à Ajaccio en signe de soutien aux deux pompiers et au policier blessés. Certains se sont rendus sur les lieux des échauffourées de la veille, scandant « Arabi fora » (les Arabes dehors) et « On est chez nous !  ». Des policiers ont été déployés pour tenter de maintenir le calme et essayer d'identifier les auteurs de l'agression de la veille.

    En marge de ce rassemblement, une salle de prière musulmane, située à proximité de la cité, a été saccagée par un petit groupe d'individus. Ils ont aussi tenté de mettre le feu à de nombreux livres, dont des exemplaires du Coran, a précisé la police et de la préfecture.

    « Ne pas tomber dans le piège »

    L'Observatoire national contre l'islamophobie du Conseil français du culte musulman (CFCM) a « condamné avec force » ces faits, dénonçant une agression « qui se déroule en un jour de prière pour les musulmans et pour les chrétiens », puisque cette année Noël tombait juste après le Mouled, la fête musulmane qui commémore la naissance du prophète Mahomet. 

    Le président du Conseil français du culte musulman s'est dit profondément « choqué ». Anouar Kbibech lance un message de fraternité : « Pour relever ce défi, il faut qu’on soit main dans la main, et pas en face avec des confrontations entre communautés. Il faut que l’ensemble de nos concitoyens fasse preuve de discernement et d’intelligence. Il ne faut pas tomber dans ce piège qui nous est tendu. »

    « Profanation inacceptable »

    Les politiques ont vivement réagi sur Twitter dès le vendredi 26 décembre, le jour des manifestations. A commencer par le Premier ministre, Manuel Valls. Dans un communiqué, Bernard Cazeneuve a condamné l'agression des pompiers et des policiers à Ajaccio ainsi que le saccage d'un lieu de culte musulman, « exactions intolérables aux relents de racisme et de xénophobie ».

    Autre réaction, celle du patron du PS Jean-Christophe Cambadélis, également sur Twitter : « Honte à ceux qui ont attaqué, brûlé un lieu de culte musulman. Tout le monde doit réagir. » Toujours à gauche, Roger-Gérard Schwartzenberg, chef de file des députés radicaux de gauche, juge « déplorables la manifestation islamophobe, inspirée par certains extrémistes, et le saccage d'une salle de prière musulmane hier à Ajaccio, qui constituent des actes inadmissibles. »

    Quant au Front national, il a réagi par communiqué : « Les violences inacceptables qui ont frappé Ajaccio le 25 décembre sont les conséquences malheureusement prévisibles de la politique de laxisme et de faiblesse, qui laisse des quartiers devenir des zones de non-droit et des représentants de la force publique être quotidiennement agressés. »

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.