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    France

    France: la déchéance de nationalité continue de scinder la gauche

    media Pour Manuel Valls, «une partie de la gauche s'égare au nom de grandes valeurs». REUTERS/Charles Platiau

    En France, l'extension de la déchéance de nationalité aux binationaux nés en France suscite toujours autant de controverse à gauche. Comme annoncé mercredi, la mesure sera inscrite dans le projet de révision constitutionnelle présentée au Parlement début février. Ce matin, dans le Journal du Dimanche, l'ancien ministre Benoît Hamon estime que cette décision va provoquer un schisme au sein du peuple de gauche, alors que dans le même hebdomadaire, Manuel Valls s'en prend à ceux qui dans son camp sont opposés à cette mesure.

    « Une partie de la gauche s'égare au nom de grandes valeurs, déclare le Premier ministre dans le Journal du dimanche, en oubliant le contexte, notre état de guerre et le discours du président devant le Congrès. » Et Manuel Valls d'ajouter : « La détermination est totale, nous irons jusqu'au bout et que chacun à gauche en soit bien convaincu. »

    Une position de fermeté qui risque d'attiser un peu plus les tensions au sein de la majorité car cette extension de la déchéance de nationalité crée un véritable malaise à gauche. L'ancien ministre Benoît Hamon tire ce matin la sonnette d'alarme : pour ce représentant de l'aile gauche du PS, « cette décision va provoquer un schisme au sein du peuple de gauche mais aussi dans la communauté nationale. » Des propos qui s'ajoutent à ceux déjà très critiques de nombreux élus socialistes comme Martine Aubry, la maire de Lille ou Olivier Faure, le porte-parole du Parti socialiste.

    Vent de fronde

    Même Julien Dray fait part de son étonnement. Ce proche de François Hollande ne s'explique pas la décision du président. Pour beaucoup de ces élus, non seulement la mesure sera inefficace pour combattre le terrorisme mais surtout elle remettra en cause le droit du sol.

    Un vent de fronde qui risque de poser un véritable problème à l'exécutif, car pour faire adopter cette révision constitutionnelle, il lui faut une majorité des trois cinquièmes du Parlement. Et les écologistes et les communistes ont déjà annoncé qu'ils s'opposeraient à ce texte.

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