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    France

    Déchéance de la nationalité: ça se complique pour François Hollande

    media Le président Hollande, après son discours devant les parlementaires français réunis en Congrès à Versailles, le 16 novembre 2015. REUTERS/Philippe Wojazer

    L'inscription de la déchéance de la nationalité pour les terroristes binationaux dans la Constitution française n'en finit pas de susciter la polémique. Une pétition de militants socialistes a été lancée, plusieurs proches de François Hollande ont publiquement pris position contre la mesure annoncée par le chef de l'Etat à Versailles, trois jours après les attentats du 13 novembre 2015. La révision de la Constitution s'annonce plus compliquée que prévu.

    Avec la déchéance de la nationalité, François Hollande espérait bien piéger la droite. Un coup politique, salué par tous, ou presque, le soir du discours de Versailles, qui se retourne à présent contre lui. A gauche, la fronde anti-déchéance ne cesse de gagner du terrain. Même les proches du président ne cachent plus leur embarras et leur opposition.

    Ne rien céder

    François Hollande, lui, n’entend rien céder sur son discours de Versailles, au nom de l’unité nationale et de la nécessité d'obtenir une large majorité. Mais la droite, divisée, n’entend pas être « la béquille » d’un président lâché par les siens. Pas question du moindre cadeau, à un an et demi de la présidentielle.

    L’opposition monnaiera cher son vote à la réforme constitutionnelle. La majorité des trois cinquièmes, indispensable pour réviser la Constitution, sera-t-elle atteinte ? En pleine trêve des confiseurs, le débat ne fait que commencer, puisque le projet de loi n’arrivera au parlement que le 3 février 2016, pour une éventuelle adoption avant l’été. Et en attendant, il n’y a au fond que le Front national qui pavoise et se gargarise d'une « victoire idéologique » offerte par François Hollande.

    Une majorité pour la réforme ?

    Ce mercredi 30 décembre, Olivier Faure, le vice-président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, a estimé que ce projet de réforme constitutionnelle n'obtiendrait pas la majorité requise des trois cinquièmes. « Nous allons avoir un débat, qui doit nous permettre de modifier la Constitution. Il faut une majorité des trois cinquièmes pour la modifier, et donc nous verrons si cette majorité est atteinte sur ce sujet-là, moi je pense qu'elle ne le sera pas », a déclaré cet élu PS sur la radio RTL.

    Pour beaucoup de Français, il y a un décalage entre certains représentants de la gauche et les vraies priorités
    DECRYPTAGE Yves-Marie Cann Directeur des études politiques à Elabe 30/12/2015 - par Florent Guignard Écouter

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