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    France

    La place de la République, un nouveau symbole pour la France

    media Place de la République, Paris, le 24 décembre 2015. MIGUEL MEDINA / AFP

    En 2015, la place de la République a changé de dimension. Il y a d'abord eu l'énorme manifestation après les attaques contre Charlie Hebdo, à Montrouge et dans un Hyper Cacher de la porte de Vincennes. C'était le 11 janvier 2015. Puis, après les attentats de novembre à Paris et Saint-Denis, cette place du centre-ville de la capitale est devenue un lieu de recueillement pour les Français et les touristes de passage. Juste à côté, des réfugiés ont installé leurs matelas. Une symbolique forte.

    Des fleurs, des bougies, des dessins. Un peu plus chaque jour, les passants viennent garnir le parterre de la statue de la République, à Paris. Kader Belghazi est là avec ses deux enfants. Silencieusement, ce Toulousain en vacances à Paris se recueille devant le mémorial.

    « Maintenant, dit-il, c'est devenu un passage obligé. Cette place, elle porte bien son nom. C'est la démocratie, ce sont les valeurs, c'est la France. J'espère qu'elle portera son nom pour longtemps, pour que ce pays aille toujours vers l'avant, qu'il ne recule pas. »

    La place de la République, lors de la manifestation du 11 janvier 2015. AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

    La place de la République est aussi le symbole du « vivre-ensemble ». Au printemps, des militants de l'association Droit au logement (DAL) y avaient installé leur « camp des bafoués », une grande tente pour accueillir des personnes de toutes origines, expulsées de leurs logements.

    Ce premier samedi de janvier, à côté de la statue centrale, les réfugiés afghans jouent au football. Toujours en attente de leur récépissé de demande d'asile, ils dorment sur l'esplanade depuis une dizaine de jours. Pour les aider au quotidien : Nourra Ferroudj, du collectif Quartiers libres.

    « C'est devenu un espace de plus en plus important, explique la militante au sujet de ce campement de fortune. C'est une symbolique du combat, un autre combat, à côté du mémorial. Or, ce qu'on peut repérer, c'est que ces deux univers sont étanches, comme s'il y avait un mur qui séparait le mémorial et leur combat. Il peut y avoir une cohabitation possible entre ces deux symboliques, parce qu'elles sont étroitement liées. »

    Camp de migrants afghans sur la place de la République, à Paris, le 21 décembre 2015. DOMINIQUE FAGET / AFP

    A la question « Quelle image retiendrez-vous de l'année 2015 » posée hier dans le quotidien Libération à la maire de Paris, Anne Hidalgo répondait : « la place de République ». De fait, la semaine prochaine, la place de la République sera encore au centre des commémorations des attentats de janvier 2015. Un an après, un arbre du souvenir sera planté. Un chêne de 10 mètres de haut, pour ne pas oublier.


    Ci-dessous, une vidéo amateur réalisée lors d'un concert imprompu de la chanteuse américaine Madonna sur la place de la République, le 10 décembre 2015.

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