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    France

    Menu de rentrée des ministres français: la déchéance de nationalité

    media Le gouvernement français arrive à l'Elysée à pied ce lundi 4 janvier 2016, comme le veut la tradition. REUTERS/Gonzalo Fuentes

    Les sept nouvelles grandes régions françaises élisent ce lundi 4 janvier 2016 leurs présidents, après l'entrée en vigueur le 1er janvier du nouveau découpage de la France en 13 régions métropolitaines. Trois présidents de gauche, trois de droite et un centriste. Ce lundi matin, c'était également le premier Conseil des ministres de l'année à l'Elysée. En toile de fond : le débat sur l'extension de la déchéance de la nationalité, qui divise la majorité.

    Avec notre envoyée spéciale à l'Elysée, Anissa el-Jabri

    Chose assez rare, le Conseil des ministres du jour a été plutôt long ce lundi. A noter qu'avant ce rendez-vous, comme le veut la tradition, un petit-déjeuner a eu lieu place Beauvau, au ministère de l'Intérieur, avec retour au palais présidentiel à pied pour les ministres concernés.

    Ces quelques pas pour rejoindre l’Elysée, le chef du gouvernement les a faits en compagnie de ses ministres régaliens : Défense, Intérieur, Justice. L’image d’une équipe rassemblée pour protéger les Français, première priorité de l’exécutif.

    Au milieu de cette équipe qui s’est affichée unie, il y avait aussi le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, qui inaugure en cette nouvelle année une barbe de trois jours. Il a réussi son coup de com' : « On ne parle que de ça », s’est amusée une de ses collègues du gouvernement.

    La déchéance de nationalité au cœur du débat

    En réalité, entre cafés et croissants, il y avait sur la table du gouvernement l'épineux dossier de la rentrée : l’extension de la déchéance de nationalité aux binationaux nés français. Cet article 2 de la réforme constitutionnelle, plébicitée dans les sondages d'opinion, est une grosse couleuvre à avaler pour beaucoup à gauche.

    La mesure est jugée discriminatoire car elle créerait, disent ses détracteurs, deux catégories de Français. Mais ce débat, François Hollande l'accepte, explique le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll : « Le souci du président de la République et du gouvernement, c'est de rassembler une majorité large sur un enjeu qui est d'abord celui de la protection des Français, et qui doit donc dépasser les clivages habituels. »

    Vers une « déchéance de la nationalité pour tous ? »

    Sur ce sujet, depuis quelques heures ce lundi, une porte de sortie de dessine, avec une potentielle déchéance élargie cette fois à tous les Français, et non plus seulement aux binéationaux. Le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement a évoqué cette possibilité dimanche. Une piste de réflexion qui risque néanmoins de créer des apatrides et d’être en contradiction avec les traités internationaux.

    Il s'agit d'un compromis, a finalement jugé ce lundi matin le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale Bruno Le Roux. Pour rappel, réviser la Constitution sans organiser de référendum nécessite, en France, la majorité des trois cinquièmes du Parlement.

    L'enjeu doit dépasser les clivages habituels
    Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement français 04/01/2016 - par Anissa El Jabri Écouter

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