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    France

    «Charlie Hebdo»: l'argent a afflué, mais la sérénité n’est pas revenue

    media Une édition de Charlie Hebdo datée du 6 janvier 2016, dans un kiosque à Nice. REUTERS/Eric Gaillard

    L'hebdomadaire, visé en raison de ses caricatures satiriques du prophète et de l'islam, a fait l'objet d'un élan de solidarité sans précédent en France, après l'attentat du 7 janvier 2015. Un élan qui s'est traduit par une affluence des dons financiers et des abonnements. Ainsi Charlie Hebdo, dont les finances étaient en péril, a retrouvé une certaine sécurité financière. Mais qu'est-ce qui a changé concrètement pour le journal depuis un an ?

    Avant l'attaque qui a décimé sa rédaction, Charlie Hebdo était un monument en péril. Finances dans le rouge et tirage sous les 30 000 exemplaires, l'hebdomadaire créé en 1970 peinait à vendre son humour post soixante-huitard provocateur et grinçant.

    Mais l'attentat propulse le journal au rang de symbole mondial de la liberté d'expression. Immédiatement, les dons affluent. 4,3 millions d'euros en quelques semaines. Et les abonnements bondissent. Plus de 200 000. Le numéro des « survivants » sorti le 14 janvier s'arrache à plus de sept millions et demi d'exemplaires. Du jamais vu dans l'histoire de la presse française !

    Côté fonctionnement, le journal a changé de statut cet été en devenant la première entreprise solidaire de presse. Un statut qui l'oblige à mettre en réserve ou à réinvestir 70 % de ses bénéfices pour assurer la pérennité du titre. L'actionnariat, ouvert uniquement aux collaborateurs du journal, repose aujourd'hui sur deux personnes : Riss, le directeur de la publication et Eric Porthéault, le directeur financier, qui ont racheté les parts des parents de Charb, soit 40 %.

    Une relance compliquée

    Une concentration des pouvoirs qui crée le malaise chez certains salariés, mais cette situation ne va pas durer. « Ils l'ont dit à plusieurs reprises, il ne peut pas rester deux actionnaires uniquement. Simplement, être actionnaire, c'est une responsabilité, c'est ce qui me heurte dans toutes ces polémiques. On peut être un excellent dessinateur, un excellent journaliste, mais pas forcément un bon actionnaire si on y a pas réfléchi avant », assure Marika Bret, la DRH de Charlie Hebdo.

    La relance de Charlie Hebdo fut pourtant pénible. Aux raisons humaines - une rédaction amputée de huit membres - s'ajoute des querelles sur l'utilisation de la manne de vingt millions d'euros accumulés en six mois. Certains contestent l'utilisation des fonds avant que la direction ne fasse une mise au point. L'argent des ventes et des abonnements ira à la pérennisation du titre. Et les dons iront aux familles de victimes. 183 personnes ont été identifiées. Une commission des sages travaille actuellement à la répartition des dons. Charlie Hebdo qui avait envisagé un temps de créer une fondation pour soutenir le dessin de presse a renoncé. Trop complexe à mettre en oeuvre dans l'immédiat selon ses dirigeants.

    Un nouveau départ

    Après plusieurs mois passés dans les locaux du journal Libération, la rédaction de Charlie Hebdo a déménagé fin septembre dans le XIIIe arrondissement de Paris. Deux millions d'euros ont été consacrés à la sécurisation de ces nouveaux bureaux dont l'adresse est tenue secrète.

    L'année a aussi été marquée par le départ de Luz, dessinateur emblématique de Charlie Hebdo depuis 23 ans. Enfin, la version définitive du nouveau site internet sera bientôt accessible. Une présence numérique renforcée pour mieux faire comprendre l'esprit Charlie à l'international.

    Chronologie et chiffres clés
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