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    France

    Attentats de janvier 2015: le destin funeste de trois terroristes

    media Chérif et Saïd Kouachi et Amedy Coulibaly (de gauche à droite). securité.interieur.gouv.fr/ AFP PHOTO / FRENCH POLICE

    Saïd Kouachi, Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly. Trois noms désormais associés aux attentats et prises d'otages qui se sont déroulées du 7 au 9 janvier 2015. Portrait croisé de trois terroristes.

    Les deux frères d’abord. Il y a Saïd, l’aîné, 34 ans, et Chérif, le cadet, 32 ans. Orphelins très jeunes de leurs parents originaires d’Algérie, ils sont élevés en foyer dans le nord-est parisien avant de rejoindre un autre établissement dans le centre de la France cette fois. Absolument pas religieux, ils ont plus le profil de petits délinquants que d’islamistes. Au début des années 2000, Chérif Kouachi découvre l’islam auprès d’un prédicateur du XIXe arrondissement, Farid Ben Yetou.

    Parcours chaotique

    Début 2005, il est arrêté à l’aéroport, juste avant de décoller pour Damas, pour son implication dans la filière des Buttes-Chaumont, qui visait à recruter de jeunes Français et à les envoyer en Irak pour mener le jihad, dans les années 2000, après la chute de Saddam Hussein, bien avant le jihad en Syrie. Il écope en 2008 d’une peine de trois ans de prison, dont la moitié avec sursis. La filière des Buttes-Chaumont est alors démantelée par les services de renseignement.

    Saïd a été lui aussi un temps inquiété avant d’être relâché. Chérif, indique son avocat d’alors, Vincent Olivier, n’avait rien d’un combattant. Il était surtout choqué par l’intervention américaine en Irak et les exactions commises par les soldats américains à la prison d’Abou Ghraib. Chérif Kouachi se serait, pour sa part, radicalisé en prison.

    A (RE)LIRE : Le profil des deux frères recherchés après l'attaque contre Charlie

    En 2010, après sa libération, Chérif se distingue à nouveau. Il est soupçonné d’avoir voulu aider à faire évader Smaïn Ait Ali Belkacem de la prison de Clairvaux. Il s’agit d’un autre jihadiste condamné en 2002 à une peine de prison à perpétuité pour sa participation à l’attentat de la station RER Saint-Michel, en octobre 1995.

    C’est là qu’il y a un lien avec l’homme abattu porte de Vincennes, Amedy Coulibaly, 32 ans. Un lien aujourd’hui avéré. Si le nom de Chérif Kouachi est cité dans ce dossier de la tentative d’évasion, il bénéficiera toutefois d’un non-lieu, alors qu’Amedy Coulibaly a été condamné à quatre ans d'incarcération pour sa participation.

    Radicalisation

    Amedy Coulibaly s'est réclamé avant sa mort vendredi 9 janvier du groupe Etat islamique, reprochant à la France de s'y attaquer. Il a entamé un périple de délinquant en 2000, avant de basculer dans l'islam radical en prison. En 2001, il est à nouveau condamné pour vol aggravé et n'apparaît dans un dossier d'islam radical qu'en 2010 avec le projet d'évasion de Smaïn Aït Ali Belkacem.

    Condamné à cinq ans de prison, il a fini de purger sa peine en mai 2014. En 2009, il a d’ailleurs été reçu, avec environ 500 jeunes en formation, par le président Sarkozy à l'Elysée, comme l'explique le journal Le Parisien. Contacté par BFMTV pendant sa prise d'otages dans l'épicerie casher, porte de Vincennes, Coulibaly a assuré qu'il s'était « synchronisé » avec les assaillants de Charlie Hebdo : « Eux, Charlie Hebdo, moi, les policiers ».

    Hayat Boumedienne, 26 ans, sa compagne, épousée religieusement et non civilement est toujours dans la nature, plus précisément en Syrie. Elle est en effet apparue dans une vidéo de propagande du groupe Etat islamique

    Jihad au Yémen

    Si Chérif Kouachi était le plus connu des deux frères par les services français, Saïd était lui connu des services yéménites. Il a fait un séjour dans le pays en 2011, et notamment dans la ville de Shihr, connue pour ses centres d'enseignement du salafisme. Les services yéménites l’avaient signalé aux services américains.

    Son frère s’est également rendu au Yémen. Le tueur de Charlie Hebdo a affirmé avoir été envoyé et financé par al-Qaïda dans la péninsule arabique, et plus précisément par l'islamiste américano-yéménite Anwar al-Awlaki, tué au Yémen lors d'une frappe d'un drone américain le 30 septembre 2011.

    Un responsable américain a d’ailleurs confirmé, jeudi 8 janvier, que les deux frères Kouachi « étaient sur leur liste de surveillance depuis des années ». Ils étaient notamment interdits de vols vers ou depuis les États-Unis. Les services français connaissaient également le nom des frères Kouachi, de par leurs affaires judiciaires et leurs voyages.

    Chérif a même été placé un temps sur la liste des « cibles prioritaires ». Quant à Amedy Coulibaly, son passé de petit délinquant a paradoxalement joué en faveur de ses projets funestes. Tout au long des mois et années qui ont précédé les attaques, il n’a toujours été considéré que comme un second couteau, ce qui a empêché les enquêteurs de faire le lien entre lui et les frères Kouachi.

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