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    France

    Attentat de l'Hyper Cacher: un an après, le traumatisme demeure vif

    media Des fleurs et des messages, photographiés le 6 janvier 2016, rendant hommage aux victimes de l'attentat de l'Hyper Cacher perpétré le 9 janvier 2015, à Paris. REUTERS/Charles Platiau

    Il y a un an jour pour jour, le 9 janvier 2015, 48 heures après l’attaque contre Charlie Hebdo, l’attentat antisémite le plus meurtrier en France depuis 30 ans avec celui de l’école juive de Toulouse en 2012, a eu lieu dans un magasin d’alimentation cacher, porte de Vincennes, à Paris.

    C’était un vendredi, jour de grande affluence à quelques heures du shabbat. Amedy Coulibaly, délinquant devenu islamiste radical en prison, fait irruption dans l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes autour de 13 heures. Il est lourdement armé. Après avoir tué quatre personnes - trois clients et un jeune employé de la supérette - il se retranche avec 17 otages.

    Sept clients, dont une mère avec son bébé, réussissent à se cacher dans une chambre froide du sous-sol, aidés par un jeune salarié malien du magasin. Quatre heures plus tard, l’assaut du RAID met fin à leur calvaire. Coulibaly est abattu, les otages sortent en courant pour se mettre à l’abri derrière un camion de police.

    Aujourd’hui, la plupart des rescapés restent traumatisés par l’horreur qu’ils ont vécue. Ils ont du mal à travailler, à prendre les transports, à faire leurs courses. Ils ne veulent plus remettre les pieds dans l’Hyper Cacher. L’ancien gérant de l’établissement, blessé lors de l’attentat, a décidé de quitter la France et s’est installé avec sa famille en Israël.

    Morts pour rien

    Les victimes, Philippe Braham et François-Michel Saada, deux pères de famille de 45 et 64 ans. Et deux jeunes, assassinés au moment où ils essayaient de s’emparer de l’arme du terroriste pour protéger les autres otages. Yoav Hattab avait 21 ans, il était venu en France de Tunisie pour continuer ses études. Yohan Cohen, d’un an son cadet, la plus jeune des victimes, était employé de l’Hyper Cacher depuis un an.

    Ceux qui l’ont connu, comme le rabbin Aaron Cohen, se souviennent de sa droiture, de sa douceur et de son extrême gentillesse : « C’était un ami intime et j’ai beaucoup, beaucoup souffert, et depuis je ne fais que penser à lui parce que c’était un garçon qui s’occupait toujours de moi, et vraiment c’est une grosse perte, témoigne-t-il. Ce sont des gens qui sont partis pour rien et j’ai vraiment une angoisse, une amertume. J’ai beaucoup de mal à digérer ça. Que Dieu pardonne à tous ceux qui ont fait du mal. »

    Pour honorer la mémoire des victimes de l’Hyper Cacher, la ville de Saint-Mandé a fait planter dans le jardin « Paix et fraternité », à deux pas du magasin, des oliviers, symbole de la paix.


    ■ Un an après, l'Alyah a-t-elle eu lieu ?

    Avec notre correspondante à JérusalemMurielle Paradon

    En 2015, près de 7 900 juifs français ont fait leur Alyah, ils ont immigré en Israël. Un chiffre record, mais qui confirme une tendance amorcée il y a deux ans, avant l’attaque de l’Hyper Cacher. Pour Yigal Palmor, directeur de la communication de l’Agence juive, il est trop tôt pour parler d’un effet attentat.
     
    « Il n’y a pas de vague d’immigrés qui viennent paniqués après les attentats, ça n’existe pas. Si nous voulons savoir s'il y a eu un effet quelconque des attentats, nous devrons attendre les statistiques de l’année prochaine pour voir s'il y a eu une croissance qui ne peut être expliquée par autre chose », explique-t-il.

    Des causes d'immigration diverses

    Les causes de l’immigration juive en Israël sont diverses : sentiment d’insécurité en France, antisémitisme, raisons économiques ou personnelles. Mais le départ se fait souvent après une longue réflexion.
     
    « L’immigration ne se fait pas et ne doit pas se faire sur un coup de tête. Nous déconseillons vivement à tout candidat de le faire hâtivement. Nous pensons que l’immigration est un processus difficile dans quelque pays que ce soit et il doit se préparer soigneusement », poursuit Yigal Palmor. Après l’attentat de l’Hyper Cacher, les juifs français n’ont donc pas immigré aussi massivement en Israël que certains l’avaient prédit. 


    Réécoutez nos éditions spéciales

    Samedi 9 janvier

    Avec Delphine Horvilleur, femme rabbin (l’une des trois seules de France), exerce au mouvement juif libéral de France

    Hyper cacher, 1 an après 12/01/2016 - par RFI Écouter

    Dimanche 10 janvier

    Avec Pascal Ory, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, critique de bandes dessinées, ami de Cabu et auteur de Ce que dit Charlie : treize leçons d'histoire, paru aux éditions Gallimard le 01 janvier 2016.

    La marche républicaine, 1 an après 12/01/2016 - par Bruno Faure Écouter

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