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    France

    Attaque de Marseille: «J'ai eu le sentiment qu'il voulait me décapiter»

    media Un soldat français monte la garde devant une école juive de Marseille, lundi 11 janvier, après l'agression d'un professeur par un adolescent armé d'une machette. REUTERS/Jean-Paul Pelissier

    Le parquet antiterroriste de Paris a été saisi des faits. Lundi 11 janvier, une agression à caractère antisémite a eu lieu à Marseille. Un lycéen turc d'origine kurde, âgé de 16 ans, a frappé à la machette, dans le dos, un enseignant d'un établissement juif. Le professeur a été blessé, mais ses jours ne sont pas en danger. Des nouvelles de la victime nous parviennent au lendemain des faits.

    Il se prénomme Benjamin. Nos confrères du quotidien La Provence, qui ont pu rencontrer brièvement ce professeur de 35 ans en présence de son avocat, nous donnent de ses nouvelles ce mardi 12 janvier.

    Victime d'une agression, il devait passer des examens complémentaires ce mardi. Ses premières blessures constatées la veille semblaient légères, au dos et aux mains, mais d’importantes douleurs au dos obligent le corps médical à vérifier s’il n’y a aucun traumatisme au niveau rénal.

    Cet enseignant, comme il l’a indiqué dans sa déposition, a subi un choc immense. Quand il était au sol, et qu'il parait les coups de machette avec son cartable, il raconte avoir lu dans les yeux de son agresseur « de la haine ». Les coups qui n’ont cessé de pleuvoir malgré ses suppliques.

    L'avocat de la victime, Me Fabrice Labi, s'est exprimé auprès de l'Agence France-Presse. Selon lui, son client lui a dit en substance : « J'ai eu le sentiment qu'il voulait me décapiter, mais la machette était souple, il n'avait pas de prise, et j'étais protégé par le blouson que je portais. »

    Benjamin ne pensait pas s’en sortir vivant, et dit réfléchir à continuer, ou non, de porter sa kippa dans la rue à l'avenir. Mais pas question, conclut-il, d’envisager de quitter Marseille ou la France malgré la terreur vécue lundi.

    Aucun antécédent, aucun problème psychiatrique connu

    Du côté de l'agresseur, personne n’aurait rien vu venir. Les parents du jeune garçon disent être tombés des nues lors de la perquisition qu'ils ont subie. D’origine kurde, ils s’étonnent que leur fils évoque une idéologie au nom de Daech.

    L'intéressé, âgé de 16 ans, est décrit comme un garçon sans histoire. Il est élève d’un lycée tout proche du lieu de l’agression. Et même bon élève, d’après son relevé de notes. Un profil qui semble à mille lieues d'une telle agression à la machette.

    La machette, une arme longue assez impressionnante, était heureusement dotée d'une lame émoussée. Mais l'assaillant avait également, sur lui, une seconde arme blanche, un couteau en céramique qu’il réservait « aux policiers ».

    Pour les forces de l’ordre justement, l'adolescent était totalement inconnu, « hors radar », a confirmé le procureur de Marseille lundi. Aucun problème psychiatrique ne lui est connu par ailleurs. Pour l'instant, il reste interrogé au commissariat central de Marseille.

    Une enquête a été ouverte à Marseille, pour « tentative d'assassinat aggravé en raison d'une appartenance religieuse » et « apologie du terrorisme ». Mais depuis, le parquet antiterroriste de Paris s'est lui-même saisi de l'enquête lundi soir.

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