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    France

    Déchéance de nationalité: la majorité embourbée à l’Assemblée

    media Manuel Valls a décidé que Christiane Taubira ne défendra pas la déchéance de nationalité devant le Parlement. REUTERS/Charles Platiau

    L'Assemblée nationale débattra ce mercredi 13 janvier 2016 de l'état d'urgence et de la politique pénale du gouvernement. Mardi, pour la rentrée des députés, le sujet de la déchéance de nationalité a encore agité l'hémicycle.

    En cette rentrée des députés, le malaise est toujours aussi profond dans la majorité. Pour ne pas la mettre en difficulté, le Premier ministre Manuel Valls a décidé que Christiane Taubira ne défendra pas la déchéance de nationalité devant le Parlement. Mais pour ne pas donner le sentiment d’une mise à l’écart, le chef du gouvernement a annoncé dans la foulée que sa ministre de la Justice défendra en revanche la réforme de loi pénale.

    Pour Manuel Valls, il s’agit de faire baisser la pression face à la droite et d’apaiser à gauche. Tous les députés socialistes ont souligné ce mardi le ton inhabituel du Premier ministre à leur réunion de rentrée, « doux, inhabituellement calme ». Car au fond, dit un ministre, ce n’est pas la place de la Garde des Sceaux le plus gros problème à régler, mais bien de trouver une majorité des 3/5e.

    Deux députés ont été mandatés pour trouver la bonne formule à inscrire dans le marbre de la Constitution, celle qui mettra tout le monde d’accord. Et ce n’est pas gagné d’avance. « On cherche une solution. C’est très difficile de vous dire avant de trouver ce qu’on est en train de chercher. Une fois qu’on aura trouvé, on vous le dira », promet Dominique Raimbourg, l’un de ces deux élus.

    En attendant la solution miracle, les députés opposés à la déchéance continuent de donner de la voix, comme le frondeur Pascal Cherki. « Il faut faire attention quand on parle de la Constitution, prévient-il ; on ne parle pas d’une motion de congrès du Parti socialiste. Il ne s’agit pas de faire des tripatouillages pour des objectifs politiques, qui peuvent avoir leur noblesse, mais hors de la Constitution. »

    Pendant que la gauche s'embourbe dans les débats, la droite s'impatiente. « On ne sait toujours pas quel sera le contenu de la réforme. On va laisser la majorité d’abord régler avec elle-même ces questions symboliques, sémantiques, juridiques, et nous, dans l’opposition, on va attendre », commente Philippe Gosselin, député Les Républicains. Attendre et laisser la majorité se sortir toute seule du bourbier. « De toute façon, glisse un autre élu de l'opposition, la déchéance de nationalité est loin d'être la première préoccupation des Français. »

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