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    Par trois accès différents, les forces d'élite irakiennes sont entrées, ce lundi matin, dans la ville de Fallouja, située à 50 km à l'ouest de Bagdad, avec pour objectif d'en chasser le groupe jihadiste Etat islamique (EI), ont annoncé des commandants de l'opération.

    France

    Un geste pour migrants et réfugiés dans une paroisse parisienne

    media Cinq prêtres autour du père Alphonse durant la prière eucharistique, devant un planisphère où les paroissiens d'origine étrangère ont pointé leur lieu d'origine. Christophe Carmarans / RFI

    En écho à la messe célébrée ce dimanche à Rome par le pape François, de nombreuses paroisses de France ont réaffirmé leur soutien aux déshérités à l’occasion de la 102e Journée mondiale du migrant et du réfugié. C’était le cas à l’église Saint-Gabriel, dans le XXe arrondissement de Paris. Reportage.
     

    Faire acte de charité, lutter contre l’indifférence, informer l’opinion publique et aussi prévenir les peurs injustifiées, tel était le but de la Journée mondiale du migrant et du réfugié instaurée par l’Eglise catholique, une initiative qui connaissait, dimanche, sa 102e édition, signe que cette question d’une actualité brûlante ne date pas de la décennie en cours. 

    Cette année, la journée revêtait une importance un peu plus grande qu’à l’habitude pour les catholiques, car elle s’inscrivait dans le cadre de l’Année de la Miséricorde, décrétée à titre exceptionnel par le pape François pour 2016, une année supplémentaire aux Années saintes – ou Jubilés - qui ont lieu traditionnellement tous les 25 ans.

    Comme beaucoup d’autres en France, le diocèse de Paris s’était mis à l’heure de Rome ce dimanche, à l’image de la paroisse Saint-Gabriel. Située dans le XXe arrondissement, entre la place de la Nation et la Porte de Vincennes, l’église a célébré une fête des Nations à l’initiative de son prêtre, le père Alphonse, un office suivi par plus d’une centaine de fidèles, beaucoup issus de l’immigration et de l’Outre-mer. « Il faut nous ouvrir à tous et, par les temps qui courent, c’est un grand défi que nous devons relever fraternellement, unis dans la prière pour tous les migrants et les réfugiés qui souffrent, isolés, rejetés, loin de leur terre »  a souligné le prêtre durant son homélie.

    Le cœur et les mains ouverts

    Le père Alphonse et Danièle Apocale se sont investis dans l'Hiver solidaire. Christophe Carmarans / RFI

    Durant l’office, plusieurs paroissiens sont venus derrière le pupitre lire un message de paix en plusieurs langues correspondant à leurs pays d’origine (créole, lingala, bassa, tamoul, chinois, espagnol ….), tous sauf la réfugiée syrienne qui devait également prendre part à la cérémonie mais n’est finalement pas venue, pour une raison inconnue. Une fois la messe terminée, un repas de l’amitié a été organisé dans une salle annexe à quelques rues de là, chaque paroissien apportant une spécialité de son pays, cuisinée par ses soins.

    « Cette journée représente énormément », a insisté Danièle Apocale, une jeune retraitée bénévole originaire de Martinique qui a travaillé à la Délégation Générale à l'Outre-mer de la Mairie de Paris. « C’est important, a-t-elle repris, en particulier à cette période, compte tenu des évènements nationaux et internationaux ; et particulièrement dans ce quartier du XXe arrondissement où nous sommes multiculturels et de multiples origines (...) Concrètement, a-t-elle assuré, nous essayons d’être auprès de ceux qui sont dans le besoin, et de ne pas les oublier d’autant que nous sommes plusieurs au sein de la paroisse à avoir connu ces parcours-là. Il faut donc avoir le cœur et les mains ouverts ».

    Le diocèse mène en ce moment une action dénommée l’Hiver solidaire qui ne s'adresse pas particulièrement aux réfugiés mais aux personnes sans domicile fixe que l’église accompagne depuis l’année dernière. « Nous sommes dans la bienveillance, dans l’accueil et la miséricorde. Et comme nous sommes des chrétiens sans frontières, il n’y a aucune raison que nous soyons en retrait par rapport à des êtres humains. Nous sommes dans l’humanité » a poursuivi la bénévole.

    Partage et frugalité

    Un repas de partage où chacun a apporté une spécialité de sa région, de son pays. Christophe Carmarans / RFI

    Par rapport à la question spécifique des migrants, Danièle Apocale admet toutefois qu’il n’est pas simple de mettre en œuvre des solutions « Il y a des enjeux nationaux et internationaux. Mais je crois que notre responsabilité, elle est individuelle, à la fois dans nos choix d’orientation et notre vie quotidienne en tant qu’être humain dans une France qui doit rester une terre d’accueil ». « Si l’on est dans une notion de partage et de frugalité comme l’explique Pierre Rabhi, a-t-elle conclu, peut-être que nous aurons plus à partager ».

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