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    France

    Valls droit dans ses bottes dans l'émission «On n'est pas couché»

    media Manuel Valls sur le plateau de l'émission de France 2 «On n'est pas couché». Capture d'écran

    Manuel Valls est le premier chef du gouvernement en exercice à avoir participé à l'émission d'infotainment (mélange d’information et divertissement) « On n'est pas couché », diffusée en deuxième partie de soirée le samedi. Un exercice a priori risqué où les invités sont censés être bousculés et déstabilisés. Mais Manuel Valls a su gérer cet exercice.

    Manuel Valls a certainement atteint son objectif : se prêter au jeu de l’info spectacle pendant plus d’une heure trente sans déraper, à peine a-t-il un peu haussé le ton à propos de la déchéance de nationalité. Manuel Valls : « Aucun binational se sent en rien concerné ». « Il y a beaucoup de binationaux qui vous écoutent et qui se sentent stigmatisés », lui lance-t-on. Réponse : « Pitié le mot stigmatisé, non… »

    « On n’est pas couché » a ronronné avec des questions sérieuses et des réponses appliquées jusqu’à ce que l’écrivain Jean d’Ormesson ironise sur une émission d’amuseurs transformée en meeting politique et lance : « Quelque fois je me demande s’il n’y a pas une ombre d’enfumage ?
    Je vous adore.
    Moi aussi.
    - ... mais vous aussi, vous succombez un peu trop à la malice et aux petits commentaires », conlut Manuel Valls.

    Echange musclé

    Habile, le Premier ministre a su reprendre le fil de son discours rodé sur le terrorisme, l’unité nationale et ne s’est pas mis en colère quand l’humoriste Jérémy Ferrari lui a reproché d’avoir fait de la récupération avec la marche du 11 janvier 2015 et d’avoir laissé le président gabonais Ali Bongo défiler avant de mettre en cause la politique française : « Vous avez dit qu’on était en guerre. Non, non, non. Vous, vous êtes en guerre, nous, on se fait tirer dessus quand on va voir des concerts. Vous êtes en guerre, vos décisions à l’international sont en guerre, pas nous. » Et Manuel Valls de répondre : « Ah, bon. L’honneur de la France, c'est que vous puissiez m’interpeller, c'est de continuer à débattre. »

    Manuel Valls n’est pas tombé dans le piège de l’empoignade, de la colère. Il n’aura peut-être pas changé son image, mais ne l’aura pas abîmée.

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