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    France

    Les députés français prêts à prolonger l'état d'urgence

    media Le président français François Hollande a reçu à l'Elysée le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone, le 20 janvier 2016. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

    En France, l'état d'urgence devrait encore être prolongé de trois mois. L'Elysée tranchera dans les « prochains jours ». Malgré les critiques dénonçant des dérives, les députés semblent en tout cas dans leur grande majorité prêts à voter sa prolongation.

    A la sortie du bureau de François Hollande, le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone le confirme : le chef de l'Etat se prépare à demander la prolongation de l'état d'urgence après le 26 février, le temps d'adopter la réforme pénale.

    Pour le député socialiste Alexis Bachelay, cette prolongation est une nécessité. « C’est compliqué. Aujourd’hui, la menace terroriste est présente. On peut de nouveau être frappé. Il est évident que si on sortait de l’état d’urgence et qu’on se retrouvait ensuite de nouveau confronté à des actes de terrorisme, ça se retournerait contre le gouvernement », fait-il valoir.

    Pas question de baisser la garde donc, malgré les critiques des associations de défense des droits de l’homme et du commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l’Europe, qui dénoncent des « dérives » et un « risque » pour la démocratie.

    Des critiques que balaie Bruno Le Roux, chef de file des socialistes à l’Assemblée nationale. « Aucun des citoyens de ma circonscription, aucun des citoyens que j’ai rencontrés, ne m’a dit que l’état d’urgence avait changé quelque chose dans sa vie quotidienne. Et pour autant, dans la capacité de l’Etat à répondre à la sécurité des Français, il a changé quelque chose », affirme Bruno Le Roux.

    Le gouvernement pourra aussi compter sur le soutien des élus Les Républicains. On vous l’avait bien dit, ose même en substance Eric Ciotti. « Pourquoi on ne l’a pas fait au début ? Si on écoutait un peu plus l’opposition sur les questions de terrorisme, le gouvernement s’épargnerait beaucoup de déconvenues », estime le député.

    Ça doit rester un état d’exception, on ne doit pas le banaliser ou le pérenniser.
    Françoise Dumont, présidente de la Ligue des droits de l'homme 21/01/2016 - par Carlotta Morteo Écouter

    Mis à part les élus communistes et Front de gauche, la prolongation de l'état d'urgence ne devrait pas poser de problème dans l'hémicycle. La Ligue des droits de l'homme a saisi le Conseil d'Etat pour mettre fin aux mesures contraignantes de l'état d'urgence.


     Le chef d'état-major s'exprime

    C’est un message d’optimisme que délivre le chef d’état-major des armées dans les colonnes du quotidien Le Monde : « La France, et ses alliés, gagneront la guerre contre le terrorisme », écrit le général Pierre de Villiers. Mais un optimisme mesuré : « Le combat sera long », « il faut du temps », « de la patience », insiste-t-il.

    Le message est adressé notamment à l’opinion publique, mais aussi aux politiques, tous soumis à la pression de l'information en continue, alors que les armées françaises, engagées sur de multiples théâtres extérieurs depuis l’élection de François Hollande, ont atteint leurs capacités maximales. La tentation d’intervenir en Libye a d'ailleurs été finalement écartée. Et si la guerre, finalement, était une affaire trop sérieuse pour la laisser aux politiques ?

    Le général Pierre de Villiers pointe les limites de la seule action militaire : « Gagner la guerre, dit-il, ne suffit pas à gagner la paix. » Le général parle ainsi d'économie et de développement. Et en appelle au respect du droit. Une « frappe aveugle ne fera jamais une victoire », note le général de Villiers, qui prend clairement ses distances avec les assassinats ciblés de jihadistes, dont serait friand François Hollande, président le plus guerrier de la Ve République.

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