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    France

    François Hollande est-il trop proche des pays du Golfe?

    media François Hollande entouré des membres du Conseil de coopération du Golfe, le 5 mai 2015 à Riyad en Arabie Saoudite. AFP PHOTO / POOL / CHRISTOPHE ENA

    Le président François Hollande adressait ce jeudi 21 janvier ses vœux au corps diplomatique. L’opportunité de revenir sur sa politique internationale, marquée par le rapprochement de la France avec les pays du Golfe. Quitte à lever le pied sur la question des droits de l’homme.

    C’est face aux diplomates et aux ambassadeurs que le président de la République François Hollande a achevé ce jeudi sa tournée des vœux. L'occasion pour le chef de l'Etat de revenir sur sa politique internationale, et notamment sur les relations de la France avec le Moyen-Orient (voir encadré).

    Paris et les pays du Golfe se sont beaucoup rapprochés sous son mandat. Particulièrement avec l'Arabie saoudite, alliée économique avec la vente de Rafale et alliée militaire contre le groupe Etat islamique. Une « lune de miel » parfois critiquée, jusque dans l'hémicycle.

    François Hollande est notamment accusé de fermer les yeux sur les exécutions et les condamnations de défenseurs des droits de l'homme. Mais pour Thierry Mariani, député Les Républicains des Français de l'étranger et membre de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, le problème concerne cependant la gauche comme la droite.

    « Soyons honnêtes, je pense qu’à droite comme à gauche, à un moment, il faudra clarifier nos rapports avec ces pays. On ne peut pas sans cesse condamner le terrorisme, sans cesse condamner ceux qui le financent, et vouloir être les premiers à faire la course aux contrats », souligne-t-il.

    Lui aussi membre de la commission des Affaires étrangères, le député socialiste Jean-Marc Germain défend l'action de François Hollande. L’élu ne voit pas d’incohérence à faire alliance avec des nations jugées « limites » sur la question des droits de l’homme :

    « Le propre de la diplomatie, c’est de parler avec tout le monde, avance-t-il. C’est de condamner bien sûr les atteintes aux droits de l’homme, le président de la République le fait quand c’est nécessaire. Je crois qu’on ne peut pas accuser la France d’être complaisante avec la question des droits de l’homme. Le propre de la diplomatie française, si je voulais la résumer, c’est que la France soit à la hauteur de sa mission historique, porter des valeurs au plan national, porter la paix. Ce n’est pas une diplomatie d’intérêt. »

    En mai dernier, François Hollande avait été le premier chef d'Etat occidental invité à un sommet des six pays du Conseil de coopération du Golfe. « Ce n’est pas pour les retombées économiques que nous agissons comme nous le faisons dans la région », avait-il alors assuré. Nucléaire iranien, crise au Yémen, lutte contre le terrorisme, Syrie... Les convergences de vues entre la France et les monachies sunnites sont en effet nombreuses.


    ■ Déclarations de François Hollande ce jeudi concernant le Moyen-Orient

    « Comme je reçois le président iranien, j'ai aussi la volonté d'avoir les meilleures relations avec les pays du Golfe », a assuré M. Hollande ce jeudi à l'Elysée devant le corps diplomatique. « Nos partenaires peuvent compter sur la France. Ils le savent », a-t-il ajouté dans son discours, annonçant qu'il se rendrait prochainement en Egypte, en Jordanie et à Oman pour discuter des tensions régionales actuelles, particulièrement fortes.

    Le président français a appelé à une « désescalade » « nécessaire » entre les deux grands rivaux chiite et sunnites du Moyen-Orient, l'Iran et l'Arabie saoudite, dont les relations sont rompues depuis l'exécution, début janvier, du dignitaire chiite saoudien Nimr al-Nimr dans son pays. Alors que Riyad et Téhéran s'affrontent, par guerres interposées, en Irak, en Syrie, au Yémen ou encore au Liban, la France est « prête à jouer tout son rôle, car elle est dans la situation singulière d'être capable de parler à tous, pour tous », a fait valoir le président français.

    « Le retour de l'Iran sur la scène internationale est désormais possible. Mais il ne dépend que de ce grand pays de le réussir », a par ailleurs déclaré M. Hollande, ajoutant qu'il reviendrait d'abord à la République islamique d' « administrer la preuve » de sa bonne volonté. Selon lui, la réinsertion de l'Iran dans le concert des nations doit se jouer sur « la mise en œuvre » de l'accord trouvé entre Téhéran et les grandes puissances.

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