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    France

    Nicolas Sarkozy: un mea culpa pour mieux revenir

    media Nicolas Sarkozy, au côté de l'ancien président Giscard d'Estaing et de François Hollande, à Paris en juin 2012, peu après sa défaite à la présidentielle. REUTERS/Philippe Wojazer

    A dix mois des primaires à droite, et alors qu’il chute dans les sondages, Nicolas Sarkozy se plie enfin au devoir d'inventaire. Le Figaro dévoile ce vendredi 22 janvier 2016 de larges extraits de son nouveau livre, La France pour la vie, qui sortira en librairie lundi prochain. Un ouvrage dans lequel l'ancien chef de l’Etat donne sa vérité sur le bilan de son quinquennat. Il y vante tout à la fois ses succès, et pour la première fois, y détaille longuement ses erreurs.

    Avant - sans doute - que ses rivaux à la primaire n'ouvrent le feu, Nicolas Sarkozy prend les devants et se livre à un inédit et long mea culpa, avouant des erreurs tout à la fois de fond, mais aussi de comportement. Le fameux « casse-toi pauvre con » ? « J'ai abaissé la fonction présidentielle », écrit-il. Les vacances sur le yacht de Vincent Bolloré ? « Une erreur de jugement incontestable », admet-il.

    L'ex-chef de l'Etat reconnait également des erreurs politiques : le ratage de la réforme de la taxe professionnelle, ou encore le revenu de solidarité active (RSA). Il regrette par ailleurs de ne pas voir été plus loin sur les 35 heures, qu'il aurait souhaité supprimer totalement.

    « Pas question de démarier »

    Mais Nicolas Sarkozy revendique également ses succès, et le fait d'avoir eu raison avant l’heure, sur Schengen « qui ne marche plus », sur la déchéance de nationalité qu'il avait proposée et sur son refus des communautarismes, se disant notamment fier d'avoir fait voter la loi sur la burqa. Une expérience qui « pourrait éclairer l'avenir », estime l'ancien président.

    Le chef du parti Les Républicains est plus candidat que jamais, on l'aura bien compris. Il affiche clairement la ligne : « quelques réformes prioritaires » et le refus d'un « rassemblement autour d'idées molles ». Il se prononce en faveur d'une « maîtrise stricte » de l'immigration, et souhaite un « choc de confiance en matière fiscale ».

    Nicolas Sarkozy se montre également d'une souplesse nouvelle sur le mariage gay. Un vrai revirement sur la question du « mariage pour tous », avec son refus d'une réécriture de la loi : « Pas question de démarier les mariés et de revenir en arrière. »

    « Aucun compte à régler »

    Et de se préparer clairement pour la primaire en n'épargnant pas ses concurrents. S'il rend hommage à Alain Juppé, et envisage « un combat loyal » pour la primaire, il est revanche plus acide envers son ex-Premier ministre François Fillon, qu'il ne regrette pas « d'avoir gardé à Matignon », mais dont il critique les états d'âme. « J'ai trop souvent pris les silences de François Fillon comme autant d'acquiescements », un trait à ses yeux « caractéristique d'un tempérament plus complexe que je l'avais imaginé ».

    Critique également envers le président Hollande, avec qui il assure « n'avoir aucun compte à régler », « aucune vengeance à assouvir », mais dont il déplore le comportement, « la froideur » à l'égard de son épouse Carla lors de la passation de pouvoir à l'Elysée en 2012.

    « On ne parle que de ma mort »

    L'ex-président rappelle également son goût pour le combat. Nicolas Sarkozy, qui signe clairement son entrée en campagne, clame sa passion pour la vie politique et ironise au passage sur ceux qui l'ont déjà enterré : « On ne parle que de ma mort clinique, mais je reste le cimetière le plus visité de France », note-t-il dans cet exercice de mea culpa, qui était en tous cas un passage obligé pour envisager un retour.

    Est-ce que cela sera suffisant, alors que 80 % des Français disent ne pas vouloir qu'il revienne et qu'une majorité de sympathisants de droite plébiscitent Alain Juppé ? Cela ne sera pas facile. Nicolas Sarkozy, lui, se dit serein et motivé : « La difficulté, explique-t-il, m'a toujours stimulé. Plus la vague est haute, plus je me déploie. »

    Il y a toujours un moment où on se posera, et moi je me poserais la question au fil des pages, de la sincérité.
    Réactions à la publication du livre de Nicolas Sarkozy Bruno Le Roux, Alain Juppé, Hervé Mariton réagissent au «mea culpa» de l'ancien président 22/01/2016 - par Julien Chavanne Écouter

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