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    L'Inde annonce avoir mené des «frappes chirurgicales» au Cachemire. «Des équipes de terroristes s'étaient positionnées dans des bases le long de la Ligne de contrôle pour rentrer clandestinement et perpétrer des attaques terroristes (en Inde). L'armée indienne a mené des frappes chirurgicales la nuit dernière» contre ces positions, a déclaré un haut responsable de l'armée indienne à New Delhi. Ces frappes ont fait «un nombre significatif de victimes», selon lui. «Les troupes pakistanaises ont répondu à des tirs indiens non provoqués sur la Ligne de contrôle», a pour sa part indiqué l'armée pakistanaise dans un communiqué, précisant que les échanges de feu ont duré entre 02h30 et 08h00 du matin et ont coûté la vie à deux soldats pakistanais.

    France

    Déchéance de nationalité: un boulet pour François Hollande

    media Le président François Hollande, après son discours au «Congrès» sur l'extension de la déchéance de nationalité. Versailles, le 16 novembre 2015. REUTERS/Philippe Wojazer

    Manuel Valls a rendez-vous mercredi matin devant la commission des Lois de l'Assemblée nationale pour dévoiler aux députés la solution retenue par le gouvernement pour étendre la déchéance de nationalité aux terroristes binationaux, « même ceux nés en France », conformément à la promesse de François Hollande le 16 novembre dernier, à Versailles. Brandie trois jours après les attentats au nom de l'unité nationale, la mesure est controversée, et monopolise le débat politique depuis plus de deux mois désormais.

    Il n’y a toujours pas de fumée blanche pour le dossier « déchéance ». La formule miracle, capable de rassembler et la droite et la gauche, semble introuvable et François Hollande, de retour d’Inde au milieu de la nuit, a rendez-vous ce mercredi matin avec son Premier ministre pour un dernier calage.

    Déchéance pour tous, apatridie, déchéance civique, la classe politique française s'est livrée depuis deux mois à un véritable concours Lépine. Et le sujet « déchéance » est devenu ce vieux chewing-gum collé aux chaussures présidentielles.

    En reprenant une proposition de la droite et de l'extrême droite, au nom de l'unité nationale, et avec quelques arrière-pensées politiques, François Hollande a réussi à fracturer son camp. Comme le dit un ancien ministre de droite : « Si j’étais de gauche, j’aurais honte du président ».

    Le capital confiance de François Hollande, en forte hausse après les attentats, a été dilapidé en quelques semaines, comme si, pour les Français, le chef de guerre avait, de nouveau laissé place à l’indécis en chef.

    A l’Elysée, on fait mine de se moquer de la rechute dans les sondages. « La seule chose qui compte, dit-on, c’est l’adoption de la révision constitutionnelle ». Mais pour l’heure, c’est loin d’être acquis. Le feuilleton « déchéance » a peut-être encore de beaux jours devant lui.

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