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    France

    Ecoles, trafic aérien, taxis… grèves en série en France

    media Mobilisation anti-Uber des chauffeurs de taxi à la porte Maillot à Paris, ce 26 janvier 2016. REUTERS/Charles Platiau

    Plusieurs appels à la grève ont été lancés dans le privé et le public ce mardi 26 janvier à Paris et dans les grandes villes de France. Enseignants, fonctionnaires, taxis ou encore contrôleurs aériens sont mobilisés. Un mardi noir était annoncé, le point à la mi-journée.

    La France vit, ce mardi 26 janvier, sa première journée de mobilisation syndicale de l’année 2016. Fonctionnaires, enseignants, contrôleurs aériens et chauffeurs de taxi français manifestent ou sont en grève pour réclamer respectivement une hausse du pouvoir d'achat, protester contre la réforme du collège, les suppressions d'effectifs et dénoncer la concurrence des voitures de tourisme avec chauffeur (VTC).

    Les taxis: 1 200 chauffeurs mobilisés

    Blocage du périphérique par les chauffeurs de taxi en colère, le 26 janvier 2016 à Paris. Photo: RFI/Ariane Gaffuri

    Selon la préfecture de police, 1 200 taxis ont été comptabilisés sur différents sites de protestation. Dès le début de la matinée, des perturbations ont été signalées aux abords des aéroports de Roissy-Charles-de-Gaulle et d'Orly et sur le périphérique parisien en raison du mouvement de grève des chauffeurs de taxi.

    Vingt personnes ont été interpellées, notamment pour violences, à la suite d'incidents qui ont émaillé la manifestation à Porte Maillot et à Orly. Des pneus ont été brûlés sur le périphérique par des manifestants qui ont été dispersés par les forces de l'ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogène. Le Premier ministre, Manuel Valls, qui est actuellement en réunion avec des représentants de chauffeurs de taxi à Matignon, a condamné ces violences « inadmissibles ».

    D'autres mouvements sont également prévus en région, à Lille, Bordeaux, Marseille ou encore à Toulouse où ils étaient entre 600 à 800 chauffeurs mobilisés pour bloquer l'aéroport et la gare.

    Contrôleurs aériens: 1 vol sur 5 annulé

    La grève des contrôleurs aériens affectait comme prévu le trafic avec un vol annulé sur cinq, mais « aucune annulation à chaud » n'était à déplorer, a indiqué un porte-parole d'Aéroports de Paris (ADP). La direction générale de l'aviation civile (DGAC) avait demandé lundi aux compagnies d'annuler préventivement 20% de leurs vols en raison de l'appel à la grève de la fonction publique pour l'emploi et les salaires, relayé dans l'aérien par les deux premiers syndicats d'aiguilleurs.

    Education: 11% de grévistes selon le ministère

    Quelque 11% des enseignants, tous niveaux confondus, ont répondu à l'appel à la grève de plusieurs syndicats, selon le ministère de l'Education. La mobilisation est plus forte au collège qu'au primaire ou au lycée.

    La rue de Grenelle a recensé 36 040 professeurs des écoles en grève, soit 12,24%, et 41 069 professeurs de collège, soit 22,32%, indique-t-elle dans un communiqué.
    Pour le second degré dans son ensemble (collèges et lycées), le taux de grévistes est de 13,66%. Enfin, dans le personnel non enseignant, le taux est de 3,66%.Ces chiffres sont nettement inférieurs aux estimations locales brandies par des syndicats sur Twitter.

    Les chiffres du ministère sont nettement inférieurs aux estimations données sur Twitter par le Snes. Pour le premier syndicat du secondaire, plus de 50% des professeurs des collèges censés faire cours sont en grève. Dans le premier degré, le SNUipp, première organisation, avançait un taux de mobilisation de près de 33%, soit quelque 100 000 professeurs des écoles. Ce syndicat, première organisation chez les enseignants des écoles maternelles et élémentaires, appelle à la grève dans le cadre de la journée de mobilisation de la fonction publique, pour réclamer des hausses de salaires.

    Par ailleurs, une intersyndicale emmenée par le Snes, première organisation dans l'enseignement secondaire, et le Snalc proteste une nouvelle fois contre la réforme du collège, combattue par une partie des syndicats mais dont la ministre Najat Vallaud-Belkacem indique qu'elle démarrera comme prévu, à la rentrée 2016.

    A Paris, les professeurs du collège contre la réforme se rassemblent à 13h30 à Port-Royal, avant de rejoindre le cortège des autres fonctionnaires en grève qui partiront de Montparnasse à 14h00. Les agents publics sont appelés à cesser le travail par trois syndicats (majoritaires), la CGT, FO et Solidaires.

    Professeurs des écoles et enseignants au collège défileront donc côte à côte en province et dans la capitale, mais avec deux mots d'ordre distincts. Il sera difficile de savoir qui défile sous quel mot d'ordre, parmi les fonctionnaires de l'Education.

    Hôpitaux de Paris: plus d'une centaine de grévistes devant le ministère de la Santé

    Une centaine de manifestants sont rassemblés devant le ministère de la Santé pour protester contre la réforme du temps de travail dans les hôpitaux franciliens.

    Les grandes lignes de cet aménagement du temps de travail, qui repose sur des suppressions de RTT et instaure de nouvelles organisations pour les 75 000 agents (hors médecins) des 39 établissements de l'institution, ont fait l'objet d'un protocole d'accord signé fin octobre par la direction et la CFDT. Au retour de la délégation reçue par le cabinet de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, les manifestants devaient rejoindre le cortège des fonctionnaires, appelés à la grève pour dénoncer le gel, depuis 2010, du point d'indice (4,63 euros) qui sert à calculer leurs salaires.

    Plus généralement, les personnels hospitaliers dénoncent l'austérité dans les établissements de santé publics, où l'on demande trois milliards d'euros d'économies d'ici à 2017.

    (avec AFP)

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