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    France

    France: un mort sur un site d’enfouissement de déchets nucléaires

    media L'éboulement mortel est survenu à 490 m sous terre, dans une galerie en cours de forage où étaient effectués des relevés géophysiques. JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

    L'accident s'est produit mardi à 500 mètres de profondeur sur le futur site de stockage nucléaire de Bure, dans l'est de la France. L’éboulement a fait un mort et un blessé. Les techniciens et les ouvriers travaillaient au creusement de galeries devant servir à entreposer 3% des déchets nucléaires français, des déchets considérés comme les plus radioactifs du pays. Une enquête est ouverte sur ce site d'enfouissement en construction depuis près de quinze ans ; le premier de France et toujours très contesté.

    C'est un fond de galerie souterraine qui a glissé et s'est affalée sur les deux victimes. L'une est décédée, elle travaillait pour la société de travaux Eiffage, l'autre blessé est toujours à l'hôpital. Dans cette partie du site, les techniciens relevaient des données sur les matières, la densité et les températures du sol pendant que les ouvriers continuaient à forer les futures galeries conduisant aux puits de stockage des déchets nucléaires.

    Les mesures de sécurité avaient pourtant été suivies, personne ne descend à près de 500 mètres sous terre sans tenue adaptée, mais comparé au poids d'un pan de mur qui s'effondre, même les casques les plus robustes ne font pas le poids. Le procureur de la République local à Bar-le-Duc a ouvert une enquête. Des inspecteurs du travail et des psychologues sont également sur place parce que ce n'est pas le premier accident.

    Il y a quatorze ans, un mineur avait trouvé la mort lors de travaux de creusement d'un des puits les plus profonds. L'Agence de Sécurité des déchets nucléaires avait alors décidé d'une pause d'un peu moins d'un an. A l'époque déjà, les militants de la région dénonçaient l'agence qu'ils accusaient de mensonges et de sous estimations d'un sol qui selon eux est riche en nappes d'eaux chaudes, donc à préserver.

    Malgré les procédures judiciaires, le projet a repris avec toujours l'ambition d'en faire un laboratoire d'étude sur l'enfouissement des déchets les plus radioactifs du pays.

    Et comme toujours en matière nucléaire, les « anti » dénoncent une gigantesque poubelle atomique pendant que les « pour », comme les salariés des sociétés de construction, attendent le nouveau texte promis cette année sur ce site d'enfouissement valable pour une première période de cent quarante ans.

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