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    France

    Affaires des écoutes de Nicolas Sarkozy: débat à la Cour de cassation

    media Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir demandé des informations à un magistrat en échange d'un poste à Monaco. REUTERS/Yves Herman

    Les écoutes téléphoniques qui valent à Nicolas Sarkozy d'être mis en examen pour « corruption » et « trafic d'influence » sont-elles légales ? C'est la question qui était posée à la Cour de cassation ce jeudi 28 janvier, donnant lieu à de vifs débats.

    Nicolas Sarkozy est soupçonné d’avoir tenté d’obtenir auprès d’un magistrat à la Cour de cassation, Gilbert Azibert, des informations relatives à la procédure sur la saisie de ses agendas, en marge de l’affaire Bettencourt. En contrepartie, l’ancien président devait intervenir en sa faveur pour qu’il obtienne un poste à Monaco, ce qu’il n’a finalement pas fait.

    Mais devant la Cour de cassation ce jeudi, Me Patrick Spinosi ne mâche pas ses mots. Il dénonce un « dossier bancal », des « réponses brouillonnes », des « erreurs de droit ». Durant plus d'une heure, l'avocat de Nicolas Sarkozy a étrillé ce qu'il appelle des écoutes « au long cours, à filet dérivant ». Et de rappeler que les propos qui valent à Nicolas Sarkozy d'être mis en examen pour corruption et trafic d'influence ont été interceptés lors d'écoutes ouvertes dans un dossier différent, celui des soupçons de financement par la Libye de la campagne de 2007, pour lequel Nicolas Sarkozy a bénéficié d'un non-lieu.

    En validant ces écoutes, la chambre de l'instruction de la cour d'appel a donc commis « des erreurs de droit », assure Me Spinosi qui met en garde les magistrats de la Cour de cassation contre le risque d'une condamnation de la part de la Cour européenne des droits de l'homme.

    Mais dans ses réquisitions, l'avocat général riposte. Oui, il existe des « contradictions » dans l'arrêt de la chambre de l'instruction, reconnait François Cordier. Mais le magistrat réclame la validation de presque toutes les écoutes contestées, sauf deux qui ne sont pas les plus centrales dans le dossier. La décision de la Cour a été mise en délibéré au 22 mars.

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