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    France

    Le départ de Taubira, dernier acte de la droitisation de Hollande

    media Christiane Taubira au côté de son successeur au ministère de la Justice Jean-Jacques Urvoas, lors de la passation de pouvoir, le 27 janvier 2016 à Paris. REUTERS/Christian Hartmann

    La démission de la ministre française de la Justice Christiane Taubira complique un peu plus l'équation politique de François Hollande, en même temps qu'elle entérine le virage à droite du chef de l’Etat.

    A vélo dans les rues de Paris. Ce départ habilement mis en scène par l'icône de la gauche Christiane Taubira, François Hollande n'en voulait pas. Alors, le président de la République a voulu donner le change, mercredi 27 janvier en Conseil des ministres, en parlant de « forte cohérence ». C'est même une clarification totale, qui s'est jouée en trois actes et fut entamée il y a un an et demi.

    Au printemps 2014, Manuel Valls débarque à Matignon et les ministres écologistes plient bagages. A la fin de l'été 2014, ce sont Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie Fillipetti qui démissionnent en dénonçant ce qu'ils appellent « le tournant social-libéral » du président.

    Dernier volet de la trilogie, Christiane Taubira, leur amie, qui quitte donc le ministère de la Justice à cause du virage sécuritaire et au nom, dit-elle, de « l'éthique et du droit ». Des mots assassins pour ceux qui restent.

    Christiane Taubira représentait une voix dissonante dans le gouvernement, un discours de rupture qui était très intéressant...
    Laurence Blisson, juge d'application des peines au tribunal de grande instance de Bobigny 28/01/2016 - par RFI Écouter

    Calcul politique hasardeux

    Résultat de cette « épuration » : l'aile gauche du gouvernement a totalement disparu du gouvernement. La ligne Valls l'a emporté. Au moment où François Hollande comptait remanier son gouvernement pour élargir son assise avant 2017, il arrive exactement au résultat contraire : un gouvernement rétréci et droitisé. Sans doute jusqu’à la fin du quinquennat.

    « Seuls des soldats perdus de la gauche du Parti socialiste ou de l’écologie accepteraient désormais d’être nommés ministres », estime un chef de file des frondeurs. « C’est vrai, on va avoir du mal à convaincre », reconnaît un conseiller de l’Elysée.

    Le chef de l’Etat a préféré se séparer de Taubira plutôt que de renoncer à la déchéance de nationalité. C'est un double calcul politique. Il s’agit pour lui de ne pas se renier, il y aura bien le mot « déchéance » dans la Constitution, et de jouer, encore, la carte de l'unité nationale, du président de tous les Français. Il tente l’impossible rassemblement en faisant disparaître des textes la référence aux binationaux, qui trouble la gauche, et en étendant la déchéance aux délits, comme le demande la droite.

    L'art de la synthèse a encore frappé, sans toutefois tromper grand monde. Mais c'est le prix à payer pour sauver sa révision de la Constitution. Et se présenter dans un an devant les Français, un peu plus seul que jamais. Là encore, rien n’est moins sûr. Quelques heures après le départ de Christiane Taubira a ressurgi un débat que les proches de François Hollande espéraient clos : celui de la primaire à gauche.

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