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    France

    Le double enjeu de la visite d’Hassan Rohani à Paris

    media Le président iranien Hassan Rohani lors d'une rencontre avec des représentants du Medef, le 27 janvier 2016 à Paris. ERIC FEFERBERG / AFP

    Le président iranien Hassan Rohani poursuit ce jeudi 28 janvier à Paris sa mini tournée européenne. L’opportunité de signer de juteux contrats, mais aussi de vendre le nouveau visage de l'Iran, un pays désormais fréquentable voire incontournable en matière de diplomatie dans la région.

    La double visite du président Hassan Rohani en Italie et en France est considérée à Téhéran comme un grand succès politique et diplomatique, explique notre correspondant en Iran, Siavosh Ghazi. L'accueil réservé au chef de l’Etat iranien et à la délégation composée d'une demi-douzaine de ministres ainsi que d'une centaine de chefs d'entreprises doit permettre de tourner définitivement la page des années sombres de la crise nucléaire et des sanctions économiques.

    « Il faut se souvenir que dans toute la négociation du nucléaire, comme sur le dossier syrien, la France a été le pays occidental le plus ferme, le plus sévère, le plus intransigeant face aux Iraniens. La France a été beaucoup plus dure que les Américains », rappelle Bertrand Delais, auteur de L'étrange Monsieur Rohani.

    Le dirigeant iranien, qui doit rencontrer ce jeudi 28 janvier son homologue français François Hollande, cherchera à le rassurer et à le convaincre que son pays est le plus sûr et le plus stable de la région. « Il va chercher à lever toutes les précautions, toutes les appréhensions françaises face à l’Iran. (...) C’est d’abord une nécessité pour Hassan Rohani de pouvoir séduire le président français qui le reçoit avec beaucoup d’appréhension », affirme Bertrand Delais.

    L’Iran espère des transferts de technologie

    Les nombreux contrats signés en Italie, pour 17 milliards d'euros selon une source proche des milieux d’affaires, ainsi qu’en France, permettent de faire un grand pas pour renouer des relations économiques avec les pays européens. L'annonce de l'achat de 114 Airbus est très bien accueillie en Iran, où la flotte civile est très ancienne. Il en est de même avec les accords prévus avec les constructeurs automobiles français Peugeot et Renault.

    Pour Téhéran, toutes ces signatures auront aussi un effet d'accélérateur dans les négociations avec d'autres pays industrialisés européens ou asiatiques. L'Iran, qui a longtemps souffert des sanctions économiques internationales, espère profiter de ces nouvelles relations non seulement pour attirer des investissements, mais aussi obtenir des transferts de technologie.

    Pas mieux qu’Ahmadinejad en termes de droits de l’homme

    Cette double visite est aussi l'occasion pour le président Rohani de marquer le grand retour de l'Iran sur la scène internationale et régionale, où l'Iran est désormais incontournable notamment en ce qui concerne la Syrie. Un dossier sur lequel Paris et Téhéran ont des positions antagonistes. Mais ces divergences de points de vue n'empêchent pas de faire des affaires.

    Tout comme les critiques émises par les défenseurs des droits de l’homme ne pèsent pas lourds face aux intérêts économiques. Si la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) reconnaît que Hassan Rohani peut se targuer d'un bilan positif au regard des négociations sur le nucléaire, l'ONG estime qu'en matière de droits de l'homme, il n'a pas fait mieux que son prédécesseur Mahmoud Ahmadinedjad. « En 2015, plus de 1 000 personnes ont été exécutées en Iran », tient à rappeler le président de la FIDH Karim Lahidji, qui fait remarquer que « l’Iran est après la Chine le deuxième pays qui emprisonne le plus de journalistes ».

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