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    France

    Révision de la Constitution: l'incertitude règne, même à droite

    media Le buste de Marianne, symbole de la République française, qui trône à la commission des Lois de l'Assemblée nationale, à Paris. REUTERS/Charles Platiau

    Le gouvernement français présente ce mercredi matin en Conseil des ministres le texte de la révision constitutionnelle. Le sujet de la déchéance de nationalité provoque toujours autant de remous à gauche. Le problème ne s’arrête pas là pour la majorité car les députés de droite hésitent désormais eux aussi à voter en faveur de ce texte. Reportage à l’Assemblée nationale.

    La fronde ne se limite plus au rang de la gauche. Désormais, les réticences face à la déchéance de nationalité se font même entendre à droite. Alain Juppé trouve le texte complètement inutile, François Fillon a annoncé qu’il ne le voterait pas.

    Explications du député Les Républicains, Philippe Gosselin. « Le sentiment est de plus en plus partagé que cette révision en réalité ne sert à rien. Que la déchéance de nationalité peut parfaitement exister sans qu’on touche à la Constitution. Aujourd’hui, on a de plus en plus de députés, et je crois aussi de sénateurs, qui se posent des questions sur la révision », affirme-t-il.

    Un texte encore flou

    Les députés de droite sont d’autant plus hésitants que le texte du gouvernement n’a cessé d’évoluer au fil des semaines. D’une déchéance de nationalité aux binationaux nés Français, on devrait passer à une déchéance pour tous. Une évolution voulue par les députés socialistes opposés à toute rupture d’égalité entre les Français, mais un changement qui créerait des apatrides.

    « On créera un apatride tous les dix ans, et alors ? Très honnêtement… On ne pourrait pas l’expulser de toute façon. Donc ce n’est pas d’une gravité absolue », argue le député socialiste Patrick Mennucci.

    A deux jours du début de la discussion à l’Assemblée, l’issue du vote est donc plus incertaine que jamais. Un député socialiste confie même hors micro : « Le plus probable, c’est que nous n’irons pas à Versailles ». Sous-entendu, le texte ne sera pas adopté par le Parlement.

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