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    France

    Attentats de Paris: trois médias dans le viseur de la justice

    media Dans l’interview, la jeune femme est présentée sous le prénom «Sonia». C'est son appel à la police qui avait permis de localiser les terroristes et de donner l'assaut contre l'appartement où ils cachaient. REUTERS/Christian Hartmann

    Une jeune femme a permis de localiser l'un des suspects, Abdelhamid Abaaoud, tué lors de l'assaut du RAID cinq jours après les attentats de Paris et Saint-Denis. Elle témoigne dans la presse, voix modifiée, prénom changé, comment elle a décidé d'appeler la police pour donner l'endroit où se cachait le terroriste. Aujourd’hui, elle estime qu'elle est abandonnée par l'Etat. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « mise en danger de la vie d'autrui » après la diffusion de ses propos dans trois médias.

    Trois médias sont particulièrement dans le viseur du parquet de Paris. Et d'abord, nos confrères de RMC et de BFMTV, pour avoir diffusé l'interview de cette jeune femme proche de la cousine d'Abdelhamid Abaaoud. Deux médias qui assurent que c'est la jeune femme elle-même qui les a contactés pour s'exprimer, mais qui ont décidé de diffuser cette interview, ce qui aux yeux du parquet de Paris peut constituer un délit de « mise en danger de la vie d'autrui ».

    Le site du magazine Le Point est également dans le collimateur des magistrats pour avoir, dès la fin novembre, diffusé des informations sur la jeune femme. Et notamment cité des passages de procès-verbaux d'interrogatoire de police. Pour le parquet, il y a manifestement une violation du secret de l'instruction. Un autre magazine, Valeurs Actuelles, est d'ailleurs déjà poursuivi pour avoir reproduit ce procès-verbal.

    Joint par RFI, une source judiciaire affirme que « le droit à l'information doit connaitre des limites » notamment lorsqu'il risque de « mettre en danger une vie humaine ». Ce n'est sans doute pas par hasard que cette enquête est ouverte le jour où la jeune femme fait savoir par l'intermédiaire d'un avocat qu'elle se sent « isolée » et mal prise en charge depuis qu'elle a appelé la police pour dénoncer les terroristes.

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