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    France

    Sarkozy à la reconquête des campagnes

    media Nicolas Sarkozy lors d'un meeting sur l'agriculture et le développement rural à Paris, le 3 février 2016. AFP PHOTO / DOMINIQUE FAGET

    Le président du parti Les Républicains (LR) a organisé mercredi une matinée de travail sur le monde agricole et la ruralité. Un vrai enjeu pour son camp en général, et particulièrement pour l’ancien chef de l’Etat. Traditionnellement acquis à la droite, l’électorat rural s’en est éloigné ces dernières années.

    Selon le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cévipof), un agriculteur sur cinq ayant voté Nicolas Sarkozy au premier tour en 2012 a choisi le Front national aux régionales de décembre 2015. A neuf mois de la primaire et à quinze de la présidentielle, l’ex-chef de l’Etat tente donc de regagner le terrain perdu alors que le secteur agricole est en crise.

    « L’agriculture n’est que la variable d’ajustements d’accords politiciens avec une écologie politicienne, au service des intérêts politiciens d’un président de la République politicien », a lancé l'ex-chef d'Etat.

    D’entrée de jeu, Nicolas Sarkozy a attaqué le gouvernement avant d’enchaîner les mots doux aux oreilles des agriculteurs : levée de l’embargo russe, sanctuarisation de la politique agricole commune (PAC), grand ménage dans les normes.

    « Plan Marshall » de 10 milliards d'euros

    Mais son opération séduction est allé plus loin. C'est à la France rurale qu'il veut s'adresser, une France à ses yeux « oubliée et humiliée » par rapport à la France des villes et des banlieues : « Ce n’est pas parce que, nous, on ne casse pas les abris bus qu’on souffre moins. »

    Après le « plan Marshall » pour les banlieues qu'il avait lui-même promis avant d'arriver à l'Elysée, Nicolas Sarkozy veut maintenant un « plan Marshall » de 10 milliards d’euros pour les villages, avec une mesure phare : « Un euro investi dans la ville doit correspondre à un euro investi dans nos campagnes. »

    Main tendue aux buralistes

    Autre cible de cette reconquête des campagnes : les buralistes, intermédiaires précieux sur le terrain. « Si vous l’acceptez le paquet neutre, mais vous aurez demain des intégristes qui vous demanderont la bouteille neutre, puis on aura aussi le fromage neutre, a déclaré l'ancien président. On a déjà eu le président normal. »

    Nicolas Sarkozy n’est pas le seul à draguer le monde rural. Bruno Le Maire, Alain Juppé, François Fillon ou encore Jean-François Copé multiplient eux aussi les clins d’œil à cet électorat de plus en plus tenté par le vote FN.

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