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    France

    Laurent Fabius: retour sur 30 ans de carrière politique

    media Le 20 mars 1986, Laurent Fabius quitte ses fonctions de Premier ministre après deux ans passés à la tête du gouvernement. AFP

    Laurent Fabius s’apprête à quitter le Quai d’Orsay pour la présidence du Conseil constitutionnel. Retour sur le parcours politique de celui qui fut le plus jeune Premier ministre de la Ve République.

    Nous sommes le 18 juillet 1984. Le président François Mitterrand choisit comme chef du gouvernement son ministre de l'Industrie âgé d’à peine 37 ans. L’heureux élu se nomme Laurent Fabius. Une ascension fulgurante pour celui n'a fait son entrée à l'Assemblée que six ans plus tôt, mais qui a été l'un des plus proches collaborateurs de Mitterrand.

    Ses deux années passées à Matignon seront marquées par un style dynamique. Il se définit lui-même comme « un socialiste moderne, pragmatique et amoureux de la liberté ». Sa principale mission : mener une « politique de rigueur ».

    A Matignon, Laurent Fabius aura également fait ses premiers pas diplomatiques. Il prend fait et cause pour la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud et s’oppose à la venue du général Jaruzelski, chef de la République populaire de Pologne, alors que ce dernier réprime la contestation du syndicat Solidarnosc.

    Deux scandales retentissants

    Son passage à Matignon est cependant entaché par deux scandales retentissants. Le 10 juillet 1985, une équipe de la DGSE dynamite le Rainbow Warrior, le bateau de Greenpeace. Un photographe trouve la mort dans l’explosion. Laurent Fabius affirme n'avoir jamais été informé, mais 12 jours plus tard, il reconnaît officiellement la responsabilité de la France dans l’attentat.

    Et puis il y a l'affaire du sang contaminé. En 1991, un article révèle que le Centre national de transfusion sanguine a distribué à des hémophiles, de 1984 à 1985, des produits sanguins dont certains étaient contaminés par le virus du sida. Laurent Fabius est inculpé pour homicide involontaire. Il sera innocenté en 1999, mais l'affaire sera régulièrement ressortie par ses adversaires.

    En 1986, l’échec de la gauche aux législatives contraint Laurent Fabius à quitter Matignon. Il redevient député avant d'être élu président de l'Assemblée nationale, deux ans plus tard. Il dirigera aussi le Parti socialiste.

    Traversée du désert

    En 2000, Laurent Fabius arrive à Bercy au ministère de l'Economie et des Finances dans le gouvernement de cohabitation de Lionel Jospin. Il participera au passage à l'euro. Mais cela ne l'empêche pas d'être l'un des partisans du « non » au traité constitutionnel européen. Cette prise de position lui vaut d'être exclu du secrétariat du PS, alors dirigé par François Hollande.

    Laurent Fabius entame alors une traversée du désert dans les rangs de l'opposition, jusqu'à la primaire pour la présidentielle de 2007. Il arrive en troisième et dernière position avec 18,66 % des voix des militants. Dès le lendemain, il se rallie à Ségolène Royal. Quatre ans plus tard, il soutiendra Martine Aubry à la primaire finalement remportée par François Hollande.

    Un bilan mitigé

    C'est pendant la campagne présidentielle de 2012 que Laurent Fabius deviendra le « Monsieur étranger » du futur président. Il le représentera en Israël, en Palestine ou encore en Chine. Et c'est donc tout naturellement qu'il prend le 16 mai 2012 la tête de la diplomatie française.

    Son bilan au ministère des Affaires étrangères est plutôt bien noté par les diplomates, même s'il était opposé à des frappes aériennes contre le groupe Etat islamique et qu'il faisait un départ de Bachar el-Assad un « préalable ». Reste sa fermeté dans les négociations sur le nucléaire iranien. Et bien sûr, une fin en beauté avec la COP 21. Son départ donne le coup d'envoi du remaniement annoncé.

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