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    Europe

    Madrid veut se débarrasser des noms de rues liés au franquisme

    media Manuela Carmena, la maire de Madrid, est engluée dans ce projet de supression des noms de rue liés au franquisme. (Photo by Pablo Cuadra/WireImage)

    La maire de Madrid pro-Podemos, Maniela Carmena, désireuse de changer les noms franquistes de rues ou de places, avait commandé à un groupe d’universitaires, d’experts, une liste de lieux. Cette liste, tout juste rendue publique, recense 256 noms liés à la dictature franquiste. Cela a généré une levée de boucliers, un peu partout, notamment sur les réseaux sociaux.

    De notre correspondant à Madrid,

    Il y a une vague de fond généralisée de refus massif, véhément et viral, à ce projet de changer tous ces noms. Sur nombre de pages Facebook ou Twitter de personnalités publiques, ou encore sur les pages web de journaux, on considère que c’est une aberration. On lit par exemple sur un site conservateur larazon.es qu’il s’agit d’une purge idéologique. Passe encore, dit-on, qu’on veuille changer le nom de généraux ou de hauts fonctionnaires du franquisme, mais changer les noms de personnes étant liés au régime, un régime qui a duré 40 ans environ, cela relève, du fanatisme et du sectarisme.

    Salvador Dali fait partie de la liste

    Cette liste concerne toute sorte de gens. Outre des généraux, des dirigeants politiques, des députés, on trouve dans cette liste des écrivains, des dramaturges, des artistes, des poètes, des toreros, des journalistes; Josep Pla, Concha Espina, Agustin de Foxa, Enrique Jardiel Poncela, tous ces noms-là ne diront pas grand-chose hors d’Espagne, mais ce sont des gens talentueux et populaires qui ont entretenu une certaine complicité avec Franco, un peu comme les artistes à Paris sous la domination nazie. Il y a tout de même un nom connu, Salvador Dali, le célèbre peintre catalan fantasque; le fait qu’il ait été reçu un jour par Franco le rend aujourd’hui pestiféré, on voudrait ainsi changer le nom de la place Salvador Dali, à Madrid.

    Manuela Carmena se désolidarise des noms proposés

    C’est Manuela Carmena qui avait commandé ce travail de listing à des intellectuels universitaires. Elle s’est mise dans le pétrin, car cela a créé une énorme polémique dans les médias, les réseaux sociaux, et même dans les cercles politiques. Alors c’est vrai, elle a précisé que toute cette liste est une absurdité, mais cela va lui être très difficile désormais de faire le tri. D’autant que le parti Podemos, les héritiers des Indignés, une formation qui lui permet d’être maire de Madrid, est en faveur de cette liste. Motif : il faut faire table rase du passé, et tant pis si on commet des exagérations et quelques injustices. Conclusion, Manuela Carmena n’a aujourd’hui que deux solutions : ou elle maintient cette liste de 256 noms, ce qui est très peu probable, ou elle retire totalement son projet, un authentique coup d’épée dans l’eau.

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