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    France

    Santé: le gouvernement veut se réconcilier avec le monde médical

    media La ministre de la Santé Marisol Touraine lors de la Grande conférence santé du 11 février 2016 à Paris. PATRICK KOVARIK / AFP

    La Grande conférence de santé qui s’est déroulée jeudi 12 février était très attendue. En effet, dès le projet de loi de mars 2015, la majorité des syndicats de médecins s’était élevée contre les réformes du système de santé proposées par le gouvernement.
    L’enjeu était donc de réunir ou plutôt de réconcilier les professionnels de santé et le gouvernement. Pour rappel, la protestation des médecins dans les rues s’est maintenue jusqu’à la mi-novembre 2015.

    Ils étaient quelques centaines de représentants de personnels, médecins hospitaliers, infirmiers, étudiants, pharmaciens et paramédicaux à se concerter, jeudi 12 février, lors de la Grande conférence de santé. Une réunion à laquelle les médecins contestataires, appartenant à cinq des principaux syndicats de médecins libéraux, n'ont pas participé. Ils organisaient de leur côté « les assises de la médecine libérale », afin de dévoiler « une plateforme de propositions communes » en vue de la prochaine négociation sur leur rémunération avec l'assurance maladie.

    Les travaux de la Grande conférence vont donner de nouvelles perspectives aux professionnels, a annoncé Marisol Touraine, et ils vont compléter les politiques déjà engagées dès le début de son mandat, en 2012. La ministre de la Santé a dit avoir entendu les inquiétudes, lors de son allocution d’ouverture. « La société évolue et, avec elle, la place et le rôle des médecins… » a expliqué Marisol Touraine. Dans ce contexte, la ministre a ajouté que sa mission était justement de faire évoluer leurs conditions d’exercice et de formation.

    Pas de réformes d’ampleur à plus d’un an de la prochaine élection présidentielle

    Il n’y a pas eu de décisions qui fâchent mais seulement quelques confirmations, voire quelques avancées. Parmi elles, la création d’une quarantaine de postes de chefs de clinique en médecine générale d’ici 2017, en plus des 40 déjà prévus pour cette année. Marisol Touraine a toujours la volonté de renforcer la médecine libérale. Elle prévoit par exemple, dans des cas spécifiques, une protection maternité aux femmes médecins, soit plus de 3 000 euros par mois - pendant trois mois - en plus de l’actuelle allocation forfaitaire. Le nombre des bénéficiaires est estimé à environ 15 000 femmes en âge de procréer.

    2 millions et demi de français vivent dans un désert médical

    La régionalisation du numerus clausus se poursuivra en fonction des besoins de médecins dans les régions. Dix zones sont déjà concernées : Dijon, Clermont-Ferrand, Tours, Lille, Grenoble, Rouen, Amiens, Caen, la Réunion et les Antilles-Guyane. La médecine générale, une filière très peu attractive chez les étudiants, doit être valorisée et d’ici l’année prochaine, les cabinets de ville seront ouverts à des stages pour la totalité des étudiants en médecine, même ceux venant d’autres spécialités, tout en favorisant l’installation de jeunes médecins. Une garantie de revenus passera de 500 à 1000 euros dans certaines zones dites « fragiles », et le nombre de « contrats d’engagements de service public » signés avec les étudiants qui choisissent de travailler dans certaines régions manquant de praticiens sera augmenté. Pour l’instant, 1500 étudiants se sont déjà engagés ou vont le faire. Le gouvernement espère pouvoir passer à 1700.

    Enfin, concernant les tarifs de consultation, la ministre de la Santé se dit favorable à une évolution des rémunérations. Des négociations avec les intéressés et l’assurance maladie doivent démarrer d’ici quelques semaines.

    Plateforme commune

    Si des observateurs d’un des principaux syndicats de médecins (MG France) étaient présents à la Grande conférence de santé, les autres estiment que les mesures annoncées par le gouvernement sont des « mesurettes ». Et ce, même si certaines d’entre elles répondent en partie à leurs demandes (modification des formations d’étudiants en médecine, revalorisation des salaires).

    Les propositions communes élaborées lors des « assises de la médecine libérale » organisées parallèlement à la Grande conférence devraient être dévoilées en fin de semaine prochaine.

    « Il faut un vrai plan Marshall… » insiste l’un des syndicats en rappelant les engagements de Marisol Touraine en matière de réduction des durées d’hospitalisation. « 38% de la dépense de santé en France est hospitalière » contre 30% chez nos voisins européens. Une différence représentant 15 à 16 milliards d’euros.

    « Faire la synthèse » entre les propositions du gouvernement et les souhaits des médecins, c’est que propose l’un des syndicats contestataires au Premier ministre, Manuel Valls, qui s'était déplacé pour l'occasion.

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