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    France

    Pacte de responsabilité: Valls hausse le ton face aux entreprises

    media Le Premier ministre a prévenu, le 15 février 2016, que les aides accordées aux entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité pourraient à l'avenir être «conditionnées». REUTERS/Charles Platiau

    Le Premier ministre Manuel Valls a menacé ce lundi 15 février de « conditionner » les aides aux entreprises accordées dans le cadre du pacte de responsabilité, jugeant de nouveau que les engagements du patronat en matière d'emploi n'étaient « pas satisfaisants ». Un changement de ton à un an de la présidentielle.

    Pour Manuel Valls, le compte n'y est tout simplement pas. C'est à l'issue d'une rencontre avec le patronat et les syndicats pour faire le point sur le pacte de responsabilité que le Premier ministre a évoqué la possibilité de « conditionner » les aides aux entreprises ou de les réorienter.

    Le gouvernement va étudier cette éventualité, car le résultat en terme de création d'emplois n'est pour lui pas satisfaisant et parce que les engagements, dit-il, ne sont pas respectés.

    Le pacte de responsabilité, c'est 41 milliards d'euros de baisses de charges au total. Un engagement financier que le gouvernement entend respecter. Le vice-président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, fidèle à la ligne de son organisation depuis le lancement du pacte, explique pour sa part qu'il ne faut pas conditionner les baisses de charges, sous peine de remettre en cause tout ce qui a été fait depuis deux ans.

    Deux ans au cours desquels seules seize branches sur cinquante ont signé des accords dont trois seulement prévoient des créations d'emplois nettes. Une nouvelle évaluation sera effectuée avant l'été.

    Changement de ton du Premier ministre

    On avait plutôt l’habitude de l’entendre clamer son amour pour l’entreprise. Mais cette fois, même s’il se défend de toute « menace », le Premier ministre hausse le ton et reprend même l’un des arguments des frondeurs socialistes : conditionner les aides de l'Etat, pour que chacun assume ses « responsabilités » – et d'abord les entreprises.

    On est en effet toujours très loin du million d’emplois promis en son temps par Pierre Gattaz, le patron des patrons. Et le gouvernement, et le président ont besoin de résultats sur le front du chômage. Parce que c'est la préoccupation première des Français. Et parce que François Hollande a conditionné sa candidature en 2017 à une inversion de la courbe.

    Le bilan du quinquennat pour l'heure n'est pas très glorieux : 700 000 chômeurs de plus depuis mai 2012. La pression se fait sentir. Dans les allées du pouvoir, on parle d'un « seuil psychologique » incompressible pour faire basculer l'opinion : 500 000 chômeurs en moins d'ici la fin de l'année.

    C'est beaucoup, alors que le patronat traine des pieds et que les tentatives d’union nationale sur le front de l’emploi n’ont pas abouti. C'est le constat presque désabusé d'un proche de François Hollande : « Sur le chômage, on est tout seul. »

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